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Des mythes à propos des tiques

Puppy  with scratching himself and bite fleas.
Photo Adobe Stock

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On parle de plus en plus des tiques, surtout à cause de l’essor de la maladie de Lyme au Québec et au Canada. Le mois de mars est le mois national de la sensibilisation aux tiques, une initiative de sensibilisation des clients lancée en 2016 par l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV). Pour l’occasion, je vous propose une série de mythes tenaces et de fausses croyances à leur sujet. 

1. Les tiques sont des insectes

Les tiques ne sont pas des insectes. Elles n’ont ni ailes ni antennes et leur corps n’est pas segmenté en trois parties. Les tiques sont des arachnides, comme les araignées et les mites, de la sous-classe des acariens. Elles parasitent la quasi-totalité des vertébrés (animaux et humains) en se nourrissant de leur sang.

2. Les tiques sont actives au printemps et en été, mais disparaissent l’hiver

Eh bien non ! Les tiques adultes peuvent tout à fait être actives et à la recherche d’un repas de sang sur une proie (un animal ou un humain) dès que la température extérieure dépasse 4°C, et voire moins, d’après certaines études. Les nymphes de cette espèce (les jeunes tiques immatures) cherchent un hôte au printemps et au début de l’été, tandis que les larves (les rejetons de la tique) sont surtout actives durant les mois d’été.

3. Les tiques sont très faciles à détecter

Pas toujours ! Une tique adulte femelle gorgée de sang est sans doute plus facile à voir puisqu’elle mesure environ de 13,5 à 16,5 mm, toutefois, lorsqu’elle est au jeûne, au moment où elle s’accroche sur sa proie, elle est de la grosseur d’un pépin de pomme. Par ailleurs, la nymphe (la jeune tique immature) mesure seulement de 3 à 5 mm, soit environ la grosseur d’une graine de sésame. Et que dire des nymphes, les rejetons de la tique, qui mesurent à peine la grosseur d’une graine de pavot ! Ajoutez à cela le fait qu’elles peuvent se cacher dans le pelage dense de votre chien pour prendre son repas...

4. Toutes les tiques peuvent transmettre la maladie de Lyme aux humains et aux chiens 

Il existe près de 900 espèces de tiques dans le monde, mais seulement 12 sont répertoriées au Québec jusqu’à présent. Seule la tique à pattes noires, alias la tique du chevreuil ou Ixodes scapularis, est capable de transmettre la bactérie Borrelia burgdorferi, l’agent responsable de la maladie de Lyme. Ceci ne veut pas dire que les autres espèces de tiques sont inoffensives : certaines espèces de tiques sont des réservoirs ou des vecteurs de virus, de bactéries et de parasites causant diverses maladies humaines et animales.

5. On ne trouve presque pas de tiques en ville car elles vivent à la campagne

En ville, que ce soit à Saint-Bruno-de-Montarville, à Sainte-Julie ou encore à Bromont, il y en a de la tique ! Contrairement à ce que certains pensent, les tiques ne représentent pas seulement un problème lorsqu’on va en randonnée ou en camping... comme le mentionne si bien la thématique de l’ACMV ce mois-ci : « Les tiques peuvent être partout. Méfiez-vous ! » (https://www.veterinairesaucanada.net/practice-economics/practice-tools-national-tick-awareness-month) La plupart des tiques, dont la tique à pattes noires, se trouvent le plus souvent dans des régions boisées, dans les paillis de feuilles mortes au sol ou sur des arbrisseaux et des herbes hautes. 

Comme les populations de tiques s’étendent, il est possible de les retrouver ailleurs aussi. Les tiques peuvent aussi voyager sur le dos d’oiseaux et se retrouver ainsi dans des milieux moins communs. 

Voilà donc quelques-unes des raisons qui poussent les médecins vétérinaires à recommander une protection sécuritaire et adéquate contre les tiques chez les animaux de compagnie.