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Réouverture: encore la confusion pour les bars

Propriétaires, clients et policiers tentent autant que possible de suivre les nouvelles règles en vigueur

martin vaillancourt
Photo d’archives Depuis le début de la crise en mars 2020, Martin Vaillancourt, propriétaire de la microbrasserie Le Corsaire, à Lévis, a fréquemment dénoncé toutes les incongruités au sein de l’industrie des bars et microbrasseries.

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Malgré un an de pandémie, deux fermetures et des variations du niveau d’alerte, la confusion persiste pour certains propriétaires de bars, leurs clients et les policiers qui tentent d’appliquer tant bien que mal toutes les règles en vigueur.

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Actuellement, les bars et les microbrasseries qui ont une cuisine sur place peuvent accueillir des clients. Certains bars vont donc devoir patienter encore.

À Québec et Lévis, des microbrasseries comme La Korrigane, ou Le Corsaire, déjà ouvert, possèdent le permis de restauration nécessaire pour relancer leur entreprise dès maintenant. Par contre, les clients sont parfois confus avec la réservation obligatoire.

« C’est dur à suivre. Ça amène plus d’achalandage dans le portique et des gens qui se croisent », explique Martin Vaillancourt, du Corsaire.

Des ambiguïtés

De son côté, la propriétaire du bar Le Chivas, dans le secteur de Saint-Jean-Chrysostome, se préparait à ouvrir en respectant les règles sanitaires connues, mais elle a dû reculer à la dernière minute.

« C’est ambigu. Mes clients viennent plus boire que manger. J’ai contacté l’ARQ (Association Restauration Québec) et ça semblait correct. Finalement, je me suis posé des questions. Les policiers de Lévis m’ont conseillé fortement de rester fermée », dit Dominique Duchesne.

« Les salons de dégustation, par exemple, ne pourront pas ouvrir », explique de son côté Catherine Dionne-Foster », copropriétaire de la microbrasserie La Korrigane, qui ouvrira le 24 mars. « On est brasseur-artisan, on a un permis de restauration, de bar, de terrasse. Ils nous diront lequel prendre ! », ajoute son conjoint Guillaume Carpentier.

Rencontre prévue

La Nouvelle association des bars du Québec (NABQ) a d’ailleurs une rencontre prévue mercredi avec le nouveau président de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) Denis Dolbec, et le bureau de la Sécurité publique.

« On va essayer d’avoir des précisions », affirme Pierre Thibault, président fondateur de la NABQ.

Pour les policiers, l’application des règles représente un défi. Le bar St-Josef, sur le boulevard Bastien, affirme que la Santé publique a forcé leur fermeture. Une autre tentative est annoncée mercredi.

« La division du soutien juridique du SPVQ contribue à bien outiller les policiers sur le terrain en les informant des différents changements de la loi. Le fait que la loi change souvent représente, en effet un défi », précise notamment le porte-parole du SPVQ, Étienne Doyon.

À la police de Lévis, on tente également de dissiper les zones grises. « On essaye de jongler avec tout ça. Lors des interventions, nous avons des ressources pour voir l’information la plus claire possible », dit la porte-parole Véronique Blouin.

En zone orange  

Un couvre-feu est en vigueur entre 21 h 30 et 5 h du matin.

Quelques règles

(pour ceux qui ont un permis de restaurant pour vendre ou pour servir ) 

  • La salle à manger est accessible jusqu’à 21 h 
  • La réservation est obligatoire 
  • Il faut tenir un registre des clients 
  • La clientèle doit demeurer assise 
  • La vente ou le service de boissons alcooliques peuvent être faits seulement si les boissons accompagnent des aliments 
  • L’établissement qui ne possède aucune offre alimentaire ne doit pas être accessible  

Source : RACJ

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