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Granby fait une croix sur la murale d’Alfred Pellan

Granby fait une croix sur la murale d’Alfred Pellan
Photo COURTOISIE, Société d’histoire de la Haute-Yamaska (Chantal Lefebvre)

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Le conseil municipal de Granby n’a pas l’intention de voler à la rescousse de la murale d’Alfred Pellan qui est demeurée invendue aux enchères publiques samedi.

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«C’est triste, mais il faut l’abandonner. Il faut arriver à la conclusion que nous ne pouvons pas la conserver. Nous avons sauvé d’autres œuvres, mais pas celle-là», a tranché le maire de Granby, Pascal Bonin.

L’œuvre du célèbre peintre québécois sera donc détruite ce printemps en même temps que l’ancienne école sur laquelle elle est installée, à moins qu’une institution ou un particulier en fasse l’acquisition.

Or, il y a peu d’intérêt pour acheter cette murale due aux frais élevés à payer pour son prélèvement.

Lors d'une tentative de la Ville de Granby via une maison de ventes aux enchères montréalaise afin de vendre la murale, samedi, aucune offre n’a été déposée. «Les gens en sont venus à la même conclusion que la Ville: le prix est trop cher pour retirer la murale», a observé le maire Bonin.

Selon un rapport d’expertise du Centre de conservation du Québec (CCQ), commandé par la Ville de Granby, il en coûterait environ 160 000$ pour retirer, remiser et restaurer la fresque. Le montant est élevé puisque la présence d’amiante dans les murs du bâtiment rend les travaux plus compliqués.

Le maire craint que les frais puissent être encore plus exorbitants. «En bas de 200 000$, tu peux oublier le projet. Avec la COVID, les prix ont augmenté. En plus, au Québec, il n’y a même pas une dizaine d’entreprises qui peuvent faire ce travail.»

En fin de semaine, le commissaire-priseur Iegor De Saint Hippolyte, qui dirigeait la vente publique aux enchères, ne baissait pas les bras. Il disait être en pourparlers avec des institutions publiques souhaitant faire l’acquisition de la murale.

«C’est impensable que cette murale soit démolie. C’est un chef-d’œuvre patrimonial», s’est-il exclamé.

La mise aux enchères de cette fresque a semé la grogne d'acteurs du milieu culturel, de groupes de citoyens et de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska qui ont contesté la décision de la Ville de ne pas payer pour retirer la murale.