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Légitime pression pour de meilleures conditions

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Des enseignantes et enseignants des quatre coins du Québec ont récemment voté en faveur d’une grève générale illimitée, qui pourrait être déclenchée le 31 mai 2021.

Vendredi, on a appris que les membres de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal ont voté à 87 % pour ce moyen de pression. Ils et elles emboîtent le pas aux enseignants et enseignantes de l’Outaouais, de la Haute-Yamaska et de Québec.

Ces syndiqué.es ne demandent pas la lune. Ce qu’ils et elles demandent, notamment un rattrapage salarial, est raisonnable.

On le savait même avant la pandémie : les profs sont essentiels au bon fonctionnement de la société d’aujourd’hui et de demain. 

Il est inadmissible que le gouvernement tarde à les considérer à leur juste valeur.

Pour toutes les Clara

Quand elle était petite, ma cousine Clara jouait des heures et des heures à la maîtresse d’école. Fraîchement diplômée depuis avril, elle est maintenant titulaire de sa classe au primaire. Ses heures, elle ne les compte pas. L’énergie qu’elle déploie au travail, elle ne la calcule pas. Elle aime ses élèves comme les membres de sa propre famille et, chaque jour, elle fait une différence dans la vie de ces futurs adultes.

Le système exploite la passion de Clara et de ses collègues et finit par la drainer.

D’ailleurs, entre 25 % et 30 % des enseignants et enseignantes au Québec quittent la profession dans la première année. Ce taux d’abandon démontre la difficulté de cette vocation.

Il est nécessaire de redresser cette alarmante situation. Le gouvernement a le devoir de faire ses devoirs au plus vite pour leur offrir des conditions de travail à la hauteur de leur dévouement. Toutes les Clara y ont droit. 

Il est plus que temps que l’on s’assure que tout est mis en place pour que ces piliers de la société demeurent passionnés par leur métier.