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Un manque criant de personnel à l’hôpital de Chicoutimi

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Le manque de personnel est préoccupant sur les unités de soins intensifs et de cardiologie à l’hôpital de Chicoutimi, qui affichent des taux d’absentéisme de 40%.

«En cardiologie et aux soins intensifs à l’hôpital de Chicoutimi, c’est la catastrophe... Pour les équipes présentement, c’est l’épuisement total», a déclaré la présidente du syndicat des professionnelles en soins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard, en entrevue à TVA Nouvelles.

Au cours des trois dernières semaines, plus de 140 quarts de travail ont dû être effectués en temps supplémentaire obligatoire (TSO) par le personnel de cardiologie et des soins intensifs.

Et pas moins de 35 TSO ont été répertoriés au cours de la dernière fin de semaine.

«Il y a beaucoup de maladies, de l’épuisement, de la fatigue physique, des grossesses aussi. On se ramasse qu’à chaque fois qu’on entre au travail, on a environ une chance sur deux de se ramasser en temps supplémentaire obligatoire pendant 16 heures», a expliqué une infirmière en cardiologie, qui préfère garder l’anonymat.

Cette dernière est d’ailleurs découragée et déçue de ne pas pouvoir donner la qualité de soins qu’elle voudrait, en raison de ce manque de personnel.

«On retourne dans le même cercle vicieux de temps supplémentaire volontaire et temps supplémentaire obligatoire... Plus elles [les infirmières] sont fatiguées, plus il y a des risques d’en perdre encore en congé maladie», a indiqué la présidente du syndicat.

Le réseau de la santé tente de rattraper depuis quelques semaines le retard pris sur plusieurs listes d’attente, qui a été engendré par la deuxième vague de COVID-19 au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Il est toutefois difficile, dans ce contexte, d’assurer une reprise normale des activités.

«Les listes d’attente ont été allongées de manière assez importante due à la deuxième vague. Donc on doit opérer énormément malgré que le personnel sur le milieu de travail n’est pas présent. C’est extrêmement difficile pour les équipes», a ajouté Julie Bouchard.

Des impacts aussi à Dolbeau-Mistassini

Le manque de personnel a aussi des conséquences importantes à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini.

Quatre des cinq lits de soins intensifs ont été fermés tout le week-end en raison d’un manque de personnel formé pour ce niveau de soins critiques.

Toute la fin de semaine, les patients qui nécessitaient une hospitalisation aux soins intensifs étaient redirigés vers un autre centre hospitalier, soit Roberval, Alma ou encore Chicoutimi.

La situation est tout de même revenue à la normale lundi matin, mais le personnel craint de revivre le même scénario.