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Une saison profitable pour Samuel Girard

Le défenseur donne crédit à son équipe et à ses coéquipiers pour ses succès

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Photo d'archives, AFP Samuel Girard, qui écoule la première de sept années de contrat, a de plus en plus de responsabilités avec l’Avalanche, qui porte à l’occasion le chandail rétro des Nordiques.

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Samuel Girard n’a jamais été du genre à se bomber le torse pour ses succès sur la patinoire. C’était le cas lorsqu’il faisait la pluie et le beau temps au hockey mineur du Lac-Saint-Jean et plus tard avec les Cataractes de Shawinigan dans la LHJMQ. Et même s’il reproduit le même niveau d’excellence dans le meilleur circuit au monde, le défenseur de l’Avalanche du Colorado n’a pas changé d’un iota.  

À sa quatrième saison dans la LNH, la fierté de Roberval est en train de se révéler parmi les joueurs les plus productifs de sa position. En date de lundi, Girard pointait au 14e rang pour le nombre de points (19) chez les défenseurs après 24 rencontres en plus d’avoir maintenu un différentiel de +3. 

Si l’absence de Cale Makar, présentement sur la liste des blessés, a forcé le Québécois à prendre les bouchées doubles à la ligne bleue alors qu’il est employé plus de 25 minutes en moyenne par match, notamment sur la première vague du jeu de puissance, il reste que Girard n’a pas produit à un rythme aussi effréné depuis ses années à Shawinigan. En 190 matchs, il avait maintenu une moyenne supérieure à un point par match avec ses 192 points. Malgré tout, le principal intéressé garde la tête bien froide. 

« Le fait d’avoir du temps de glace, d’avoir plus de tâches et tout ça, ça m’aide à mon jeu et ça m’aide d’avoir plus de confiance. Je crois que c’est plus facile pour moi de jouer dans ces circonstances. Puis, des gars comme [Nathan] MacKinnon, [Gabriel] Landeskog, [Nazem] Kadri et [Mikko] Rantanen, ça m’aide à produire offensivement », a souligné l’arrière de 22 ans en entrevue téléphonique au Journal. 

Prêt à répondre à l’appel 

Dès que Makar s’est retrouvé sur la touche pour une blessure au « haut du corps », l’entraîneur Jared Bednar n’a pas hésité à augmenter le temps de glace de son numéro 49. 

« C’est le fun de voir la confiance que les entraîneurs ont envers moi. Mais avec l’absence de Makar, des défenseurs comme moi, c’est là où on doit élever notre jeu pour aider l’équipe le plus possible à gagner », a assuré Girard, qui est retourné à Denver immédiatement après l’élimination de l’Avalanche dans la bulle d’Edmonton au début septembre. 

« Ça fait presque un an que je ne suis pas venu au Québec puisque je suis parti à la fin mai, l’année passée. [D’aller à Denver après la bulle], ça m’a permis de m’entraîner avec les gens du Colorado. Ça a été bénéfique pour moi. Juste aussi le fait que ce soit ma quatrième année, ça aide beaucoup, tout comme mon expérience. »

Repos important 

En étant utilisé à outrance, Girard doit bien jauger son niveau d’énergie entre les jours de match. C’est encore plus vrai dans la présente campagne disputée en pleine pandémie, où le calendrier condensé ne donne aucun répit aux joueurs, quelle que soit la division. Le repos est crucial pour le petit défenseur de 5 pi 8 po. 

« Il n’y a pas vraiment de pratiques cette année. On est tous des athlètes et on est capables d’en prendre, mais il faut prendre le temps de relaxer et prendre soin de notre corps et de nos petits bobos. Je fais pas mal les mêmes choses dans la LNH que je faisais du temps que je jouais junior, soit de prendre des bains chauds avec du sel, des choses comme ça, et de rester à la maison avec la famille », a précisé celui qui demeure avec sa copine et leurs chiens au Colorado.

Une sélection envisageable aux Jeux de 2022 

Samuel Girard se dit flatté que son nom soit en lice parmi les candidats potentiels de la brigade défensive de l’équipe canadienne qui participera aux Jeux de Pékin dans moins d’un an. 

L’excellente tenue du Robervalois depuis le début de la campagne a amené certains experts de la planète hockey à le considérer parmi les joueurs qui pourraient endosser l’uniforme à la feuille d’érable au tournoi olympique de 2022. Ses coéquipiers avec l’Avalanche Cale Makar et Bowen Byram ont aussi été évoqués.

« Je vois des affaires un peu, mais il y a tellement de bons défenseurs au Canada, alors tu ne sais jamais ce qui peut arriver. En tant que citoyen canadien, d’avoir la chance d’aller au camp et peut-être d’avoir la chance de montrer ce que je peux faire, ce serait une expérience incroyable. J’accepterais le défi et ce serait le fun d’avoir cette chance », a admis Girard lorsque questionné à ce sujet.

Revanche ? 

En 2017, le choix de deuxième ronde des Predators de Nashville avait été boudé par Équipe Canada junior, qui lui avait alors préféré des défenseurs au gabarit plus imposant. Cinq ans plus tard, la possibilité que ses services soient requis avec la formation olympique fait sourire. 

« Ça m’a déçu quand j’ai été coupé au camp d’Équipe Canada junior. C’était rough un peu, mais j’ai transformé ça en positif et ça m’a permis d’être le joueur que je suis présentement. Ça m’a permis de percer la LNH plus rapidement que ça ne se serait peut-être produit », a rappelé le jeune homme.  

Mais, avant de penser aux Olympiques, Girard se concentrera à mener l’Avalanche vers un long parcours en séries alors que l’équipe est présentement troisième de la division Ouest – 16-8-2 –, à trois points des Golden Knights et du sommet.

« On sait qu’on a une bonne équipe et l’équipe pour se rendre loin, mais si on arrive un peu trop confiant sur la glace, ça peut arriver qu’on soit surpris. On sait ce qu’on est capable de faire, mais il nous reste des choses à corriger. »

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