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L’une des importatrices de coke est libre comme l’air

La Québécoise est de retour au Canada après avoir purgé sa peine en Australie

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L’une des deux jeunes Québécoises coupables d’avoir importé 35 kg de cocaïne en Australie est revenue en catimini au début du mois au Canada, où elle est libre comme l’air. 

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Isabelle Lagacé n’a aucune condition de libération à respecter ici et son dossier judiciaire canadien ne gardera pas de trace des condamnations australiennes. 

En 2016, cette résidente de la Rive-Sud de Montréal a tenté de camoufler la cargaison à l’intérieur d’une valise cachée dans une chambre du paquebot Sea Princess amarré au port de Sydney, en Australie. 

Après une longue croisière autour du monde largement documentée sur les médias sociaux par Lagacé et sa complice, Mélina Roberge, des chiens renifleurs des douanes australiennes avaient trouvé la drogue dans la chambre partagée par les deux femmes.

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Un de leur complice, André Jorge Tamine, avait été pris avec 60 kg de coke, évaluée à 60 millions $ sur le marché australien en raison de sa rareté. 

Lagacé, dont l’arrestation spectaculaire à bord du bateau de croisière avait fait les manchettes, a été reconnue coupable en 2017 d’importation d’une quantité commerciale de drogue.

À l’issue de son procès, la juge australienne avait condamné la Québécoise à sept ans et demi de détention sans possibilité de libération conditionnelle avant février 2021. 

Quarantaine

Le ministère des Affaires intérieures australien a déporté Isabelle Lagacé quelques jours après sa libération. 

Elle est revenue au pays le 1er mars dernier et a dû se soumettre à une quarantaine en raison de la pandémie de COVID-19. 

Au cours des derniers jours, elle a refusé de répondre aux questions de notre Bureau d’enquête.

La première à sortir

Lagacé est la première à avoir plaidé coupable dans cette affaire. Voilà pourquoi elle s’est vu accorder une libération conditionnelle plus rapidement que ses deux autres comparses. 

Roberge sera elle aussi admissible à une libération conditionnelle à partir du 27 mai. Pour sa part, Tamine pourra déposer une telle demande en mars prochain. Les deux sont toujours détenus en Australie.

– Avec Francis Pilon, Le Journal de Montréal

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