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Réforme de l’IVAC : Simon Jolin-Barrette invité à retourner à la table à dessin

Réforme de l’IVAC : Simon Jolin-Barrette invité à retourner à la table à dessin
Photo d'archives Stevens LeBlanc

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Des victimes et des associations de défense des droits des victimes demandent au ministre de la Justice de revoir sa réforme du programme d'indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC). 

Les militants demandent notamment à Simon Jolin-Barrette de retirer la limite de trois ans pour le versement de prestations de l’IVAC prévue dans la réforme, alors qu’il n’y en a pas à l’heure actuelle.

«On dit qu’on veut moderniser la loi, mais la loi actuellement est bien faite», a dénoncé Éric Boudreault, le père de Daphné Huard-Boudreault, assassinée par son ex-conjoint en 2017.

«C’est comme si on se faisait dire qu’après trois ans, on allait être guéri et qu’on n’aurait plus besoin d’aide», a-t-il ajouté au micro de Geneviève Petterson à QUB radio.

S’il a repris le travail à temps plein, Éric Boudreault estime que les prestations de l’IVAC lui ont permis de garder la maison familiale, malgré les difficultés financières.

Je n’aurais pas pu la garder si le drame que j’ai vécu était arrivé sous la nouvelle loi», a-t-il déploré

Éric Boudreault presse également les élus d’agir pour combattre le fléau de la violence faite aux femmes. Les cinq féminicides survenus au Québec depuis le début de l’année lui ont fait revivre de douloureux souvenirs.

«Je n’ai pas le sentiment que le gouvernement veut faire avancer les choses dans ce sens-là. Ça fait quatre ans que je hurle pour qu’il se passe quelque chose, puis je ne vois rien», a déploré M. Boudreault.