/news/coronavirus
Navigation

Saguenay–Lac-Saint-Jean: les aînés d’une résidence devront se déplacer pour être vaccinés

Coup d'oeil sur cet article

Les aînés de la résidence Domaine de la Montagne à Larouche au Saguenay–Lac-Saint-Jean attendaient la visite de la santé publique à leur résidence pour être vaccinées contre la COVID-19, mais elles ont appris vendredi, à leur grand étonnement, qu'elle ne viendrait pas.

«On reçoit une lettre nous disant qu'on n'a pas le droit à la vaccination, de prendre nos rendez-vous nous-mêmes», a affirmé Germaine Boutin, une résidente découragée.

Chacun des 25 aînés de cette résidence devra donc se déplacer, par ses propres moyens, à Alma ou à Jonquière afin de se faire vacciner.

La plupart des résidents (70 %) ont plus de 70 ans et plusieurs sont à mobilité réduite.

«On est une résidence de personnes âgés. On a des résidents de 92, 89, 87, 84 ans», a indiqué Mme Boutin.

«J'aurais tellement apprécié que ce soit ici à l'intérieur. Le déplacement, ça me demande beaucoup parce que j'ai de la difficulté avec une jambe», a ajouté une autre résidente du Domaine de la Montagne, Lola Simard.

Invité à commenter la situation, la santé publique régionale a expliqué que cette résidence privée n'est pas certifiée et que l'établissement ne remplit pas tous les critères pour l'être, d'où le fait que le campagne de vaccination ne soit pas offerte sur place.

En fait, le Domaine de la Montagne a perdu sa certification, il y a quelques années, lorsqu'il a décidé de fermer son service de restauration et sa salle à manger, qui étaient devenus trop coûteux pour les locataires.

«La COVID, elle, elle ne fait pas différence. Elle ne fera pas de différence qu'on ait des services de repas ou non. Elle, elle va rentrer», a affirmé le directeur de la résidence, Serge Gagné.

Pourtant, chaque année, des infirmières du CLSC vont sur place pour administrer les vaccins contre l'influenza aux résidents. Les aînés se demandent pourquoi c'est différent pour la COVID-19.

«Vous êtes RPA quand c'est le temps de respecter les règles, mais quand c'est le temps d'être vacciné, on n'est plus RPA. On va avoir des personnes qui vont être vaccinées et d'autres qui ne le seront pas. Moi, je vous le dis, on va tenir la santé publique régionale responsable s'il y avait une éclosion ici», a ajouté M. Gagné.

Certains résidents de l'endroit ont obtenu un rendez-vous pour la mi-avril seulement.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.