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AstraZeneca: «Restons calmes et continuons à vacciner», dit le gouvernement britannique

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Le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a appelé mercredi à poursuivre le déploiement du vaccin contre la COVID-19 d’AstraZeneca, assurant qu’il n’y avait pas de preuves qu’il provoque la formation de caillots sanguins.

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L’utilisation de ce vaccin a été suspendue par mesure de précaution par plusieurs pays inquiets de possibles effets secondaires.

« Il n’y a pas de preuves que ces vaccins ont causé des caillots », a écrit Matt Hancock dans le tabloïd The Sun, soulignant que ce n’est pas seulement son avis, mais celui du régulateur britannique, le MHRA, de l’OMS et de l’Agence européenne des médicaments (EMA).

« Plus de 11 millions de doses du vaccin AstraZeneca ont maintenant été administrées au Royaume-Uni et le taux de cas (de caillots) signalés parmi les personnes vaccinées est inférieur à ce qui serait naturellement attendu dans la population générale », a avancé le ministre.

Le Royaume-Uni est engagé dans une campagne de vaccination massive débutée en décembre qui s’appuie sur le vaccin AstraZeneca et celui de Pfizer/BioNTech. Près de 25 millions de personnes ont déjà reçu une dose de vaccin, un chiffre approchant de la moitié de la population adulte totale. 

Le gouvernement compter injecter une dose de vaccin contre le coronavirus à tous les adultes d’ici fin juillet. Le ministre de la Santé a affirmé que le pays était en « bonne voie » pour atteindre cet objectif. 

Il a ajouté que « cette semaine, une augmentation des approvisionnements nous aidera à accélérer encore le déploiement », au moment où d’autres pays dénoncent des retards d’approvisionnement du vaccin AstraZeneca.

« Le plus important pour nous maintenant, c’est de rester calmes et continuer à vacciner » a écrit Matt Hancock, détournant une formule britannique populaire.

Le ministre a appelé dans une interview à la télévision les Britanniques à « se faire vacciner », expliquant que « ça sauve des vies ».

Le professeur Jeremy Brown, spécialiste en médecine respiratoire et membre du Comité mixte de vaccination et d’immunisation (JCVI) a affirmé mercredi que la suspension de l’utilisation du vaccin AstraZeneca par plusieurs pays n’était « pas logique ».

« Pour moi, cela ne semble pas du tout logique, car nous savons que le vaccin fonctionne (...) C’est un vaccin incroyablement efficace, et en le déployant, vous évitez des décès. », a-t-il dit à la BBC.

Il a aussi déclaré à l’émission Good Morning Britain craindre que cela engendre une plus forte réticence envers les vaccins. « On redoute qu’avec ce qui se passe en Europe, les gens au Royaume-Uni perdent confiance dans le vaccin AstraZeneca », a-t-il dit.

Dans un article au Future Healthcare Journal, publié par le Royal college of Physicians, qui représente 39 000 médecins dans le monde, le prince Charles s’en est pris au mouvement anti-vaccins.

« Qui aurait pensé qu’au XXIe siècle il y aurait un lobby important s’opposant à la vaccination, compte tenu de son bilan passé dans l’éradication de tant de terribles maladies et son potentiel actuel pour protéger et libérer certaines des personnes les plus vulnérables de notre société du coronavirus ? », a interrogé l’héritier du trône, dans cet article où il plaide pour une approche intégrée en matière de santé combinant sciences, politique publique et comportement individuel.