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Banque Laurentienne: oui à la désyndicalisation

Banque Laurentienne
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

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Les 566 employés syndiqués de bureau de la Banque Laurentienne affiliés à la FTQ ont voté à 56,6 % en faveur de la désyndicalisation, vendredi.

«C'est certain qu'on est déçus du résultat. On ne s'y attendait pas», a affirmé Julie Tancrède, actuelle présidente de la section locale 434 du Syndicat canadien des employés professionnels et de bureau (SEPB).

Le résultat a été annoncé en conférence de presse virtuelle vendredi soir. Quatre-vingt-dix pour cent des employés syndiqués se sont prévalus de leur droit de vote lors des deux dernières semaines, ont expliqué les représentants syndicaux.

Ces derniers ne jettent pas l'éponge pour autant puisque le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) analyse les plaintes du syndicat quant à l'interférence possible de la direction de la Banque Laurentienne dans le processus ayant mené à ce vote.

«Dans les faits, les employés restent syndiqués jusqu'à ce que le CCRI rende sa décision», a expliqué Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB.

Quatre tentatives

Les tentatives de désyndicalisation à la Banque Laurentienne ont commencé en 2016. C'est le conseiller financier Jonathan-André Leclerc, un employé syndiqué, qui a mis en oeuvre ces tentatives, à quatre reprises.

Les votes sur la désyndicalisation des entreprises à chartes fédérales sont encadrés par le CCRI. En tout temps, des employés d'une entreprise syndiquée peuvent demander un vote sur la désyndicalisation. Pour ce faire, 50 % + 1 des employés doivent signer un document qui demande un tel vote. Une date pour le vote est alors fixée.

Le syndicat allègue depuis 2017 que la direction de la Banque s'implique dans le dossier en téléguidant M. Leclerc, et que cela va à l’encontre de la loi.