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Volleyball: une rare Québécoise fait le saut avec UBC

Emma Doyon déménage à l’autre bout du pays pour connaître une nouvelle expérience

EMMA DOYON
Photo courtoisie Évoluant chez les Lynx du cégep Édouard-Montpetit au niveau collégial, Emma Doyon rejoindra les rangs des Thunderbirds de la UBC au niveau universitaire.

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Privée de son sport depuis un an en raison de la pandémie, la volleyeuse Emma Doyon se prépare à vivre un défi unique pour la suite de sa carrière en se joignant au prestigieux programme féminin des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), à Vancouver. 

Si le nom d’Emma Doyon ne vous dit rien, cela ne signifie pas pour autant qu’elle est méconnue dans la sphère du sport scolaire québécois.

La joueuse des Lynx du cégep Édouard-Montpetit a connu sa part de succès sur les plans individuel et collectif depuis ses débuts au Collège Durocher Saint-Lambert, ayant été nommée dans les équipes du Québec et ayant aidé son équipe à rafler plusieurs bannières provinciales. 

En se greffant aux T-Birds de l’Université de la Colombie-Britannique, la jeune femme de 20 ans deviendra la première joueuse du Québec à porter les couleurs de l’équipe depuis Joanne Ross et Sarah Maxwell à la fin des années 1990.

Goût de l’aventure

Doyon aurait bien pu poursuivre son parcours en sol québécois, mais le désir de goûter à une expérience différente au sein du programme le plus décoré de l’histoire du volleyball universitaire féminin avec 12 titres nationaux a grandement guidé son choix. Et c’est elle-même qui a entrepris les démarches de recrutement !

« J’ai écrit un courriel au coach. Normalement, on se fait plus recruter par les universités du Québec comme on ne joue pas vraiment contre des équipes de l’extérieur. C’était un peu un long shot et je ne pensais pas vraiment que ça allait être possible, mais je me disais que je n’avais rien à perdre », a raconté la grande joueuse de centre de 6 pi 1 po qui poursuivra ses études en biologie animale.

Non seulement la réputation de la UBC n’est plus à faire pour ses équipes sportives, l’institution est également l’une des meilleures au pays sur le plan scolaire, selon le dernier classement mondial de QS Top Universities, un autre élément qui plaisait à l’athlète originaire de La Prairie. Elle a déjà eu un avant-goût de ce qui l’attend dans l’ouest en discutant avec ses futures coéquipières. 

« L’expérience m’intéresse. Juste d’aller étudier ailleurs, je trouve ça vraiment intéressant, et je pense que l’intégration va vraiment bien se faire. J’ai déjà parlé à plusieurs filles et elles ont l’air super fines [...] Ça ne me stress pas trop, j’ai hâte, et les coachs ont vraiment l’air de bien s’occuper de leurs joueuses », a-t-elle souligné.

Ultimement, Doyon nourrit l’ambition de porter les couleurs du Canada aux Jeux olympiques ainsi que d’évoluer dans une ligue professionnelle. 

« Les Olympiques, c’est vraiment un objectif autant que celui de me rendre chez les professionnelles. Je travaille pour ça. »

Année à l’eau

Cette bonne nouvelle met un baume après une année où son développement a été ralenti en raison de la pandémie. Si Emma Doyon a pu s’entraîner ici et là depuis le début de la crise sanitaire, son dernier match officiel en gymnase remonte à un an exactement, lors des championnats canadiens collégiaux disputés au Cégep Garneau, à Québec.

« On a été le dernier match qui a eu le droit d’avoir des spectateurs. Il y avait du monde lors de ce match-là ! Mais après, ils nous ont dit que tous les autres matchs seraient à huis clos à cause de la COVID », s’est-elle souvenue.

Quotidien bousculé

Habituée à entretenir un horaire réglé au quart de tour, la volleyeuse avoue que la crise a bousculé son quotidien. Elle aurait aimé que le sport chez les jeunes soit davantage considéré en dépit des mesures sanitaires.

« J’ai trouvé ça très difficile, surtout au niveau de ma discipline. Je suis habituée à être forcée à être disciplinée avec les pratiques, les cours, je dois étudier à telle heure, car je dois être en forme le lendemain matin pour mon entraînement, etc. Là, j’ai du temps, ça n’a pas d’allure. En plus, je dois trouver du temps pour m’entraîner de la maison, c’est plus compliqué et c’est surtout difficile pour la motivation de s’entraîner parce que les exercices se ressemblent et je n’ai pas mes coéquipières qui me poussent chaque jour comme moi je pouvais les pousser aussi. »