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Meilleure ventilation dans les écoles: le masque restera nécessaire selon des experts

Meilleure ventilation dans les écoles: le masque restera nécessaire selon des experts
AFP

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Des experts en ventilation affirment que le masque restera nécessaire pendant la pandémie dans les écoles et les bureaux, peu importe la nature de la ventilation utilisée.

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Alors que le débat se poursuit sur la qualité de l’air dans les écoles et les dangers de transmission de la COVID-19, un entrepreneur québécois spécialisé en ventilation, est catégorique.

«Nous avons développé un produit qui capte l'air qui sort d'un patient atteint de la COVID. On capte le virus à la source. Il y a une machine de traitement de l'air avec un filtre HEPA [à haute efficacité] à côté du patient. Un tuyau articulé vient se positionner au-dessus du visage du patient. On ne peut pas faire cela dans les écoles ou dans des bureaux», explique Martin Brisebois, président de la compagnie Aireau, de Bois-des-Filion, sur la couronne nord de Montréal.

Selon lui, «on aura beau avoir la meilleure ventilation au monde, si on ne capte pas le virus à la source, il y aura des risques de transmission pareil».

En janvier dernier, dans son rapport «Ventilation et transmission de la COVID-19 en milieu scolaire et en soin», un groupe d'experts mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux, faisait état de l'importance de bien aérer et de renouveler l'air dans les espaces communs comme les classes d'écoles.

«C'est vrai! Mais le masque va devoir rester pendant la pandémie et si on met trop l'emphase sur la ventilation, on va créer un sentiment de fausse sécurité», craint M. Brisebois, ajoutant que la circulation d'air dans les classes pourrait être la cause de nouvelles contaminations.

«Si tu pousses l'air derrière une personne contaminée et qu'il circule vers les autres personnes assises dans la classe, tu fais circuler les aérosols contaminés. Le masque est la première et plus importante ligne de défense dans la lutte à la COVID», insiste-t-il.

Cet avis est partagé par un autre acteur de l’industrie.

«Je suis devenu un véritable croyant», lance Peter Evangelidis, propriétaire d'Idéal Mécanique, à Saint-Hubert. Celui-ci estime que la bonne ventilation n'enlève absolument pas l'importance du masque dans une classe puisque l'air qui circule déplace les aérosols émis par les gens.

Le professeur en épidémiologie de l'école de la santé publique de l'Université de Montréal, Jack Siemiatycki, croit aussi que le masque doit être porté dans les endroits clos, peu importe la ventilation.

«Il n'y a pas encore assez d'études véritablement concluantes sur les modes de transmission, incluant avec les aérosols», dit-il.

La qualité de l’air dans les endroits publics comme les écoles passe aussi par une bonne humidification des lieux, souligne M. Brisebois, de la compagnie Aireau. Une autre arme supplémentaire serait, selon lui, de vidanger l’air. Il recommande que les élèves soient sortis des classes pendant une dizaine de minutes, quelquefois par jour, pendant qu’on ouvre les fenêtres pour que l'air s'échappe vers l'extérieur. «C'est avec toutes ces mesures qu'on va limiter les risques de contagion dans les écoles.»

La santé publique exige le port du masque dans tous les établissements d'enseignement primaire situés en zone rouge, depuis le 8 mars dernier. Seuls les élèves de cinquième et de sixième année du primaire étaient visés par ce décret avant la semaine de relâche. Les étudiants du secondaire, du cégep et de l'université doivent toujours porter le masque. En zone orange, le le port du masque est obligatoire à partir de la cinquième année.

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