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Des parents ne peuvent retourner travailler, faute de place en garderie

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Photo courtoisie Myriam Lapointe-Gagnon invite les parents à se faire entendre sur les réseaux sociaux.

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Plus d’un millier de parents, dont plusieurs travailleurs de la santé, sortent publiquement sur les réseaux sociaux aujourd’hui pour déplorer le fait qu’ils ne peuvent retourner travailler, faute de place en garderie.

L’instigatrice du mouvement Ma place au travail, Myriam Lapointe-Gagnon, souhaite faire voir au gouvernement Legault «l’état de crise» dans laquelle plusieurs parents se trouvent actuellement, et ce, aux quatre coins du Québec.

Mme Lapointe-Gagnon, invite tous les parents dans cette position, à «envahir» les réseaux sociaux ce matin, en publiant une photo, précisant leur métier et depuis quand ils sont en attente d’une place en garderie, après s’être inscrits à La Place 0-5.

Les visages des places manquantes

«L’objectif est de mettre un visage sur les places manquantes», dit-elle. «Il faut absolument trouver des solutions d’urgence pour sortir les familles de la précarité maintenant», poursuit la jeune femme de 29 ans.

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Elle-même nouvelle maman, sans place pour son poupon, Mme Lapointe-Gagnon est étudiante au doctorat en psychologie. Pour respecter les exigences de son établissement d’enseignement, elle doit réaliser son internat au mois de septembre prochain, alors que son enfant sera âgé de 10 mois. Elle craint toutefois de ne pouvoir exercer son métier, faute de place en garderie. «Nous ne sommes plus dans les années 1950 ! Si je ne peux pas retourner faire mon internat, je ne peux pas travailler et c’est une psychologue en moins», déplore-t-elle.

Parmi le groupe qui a été lancé mercredi dernier et qui regroupe déjà plus de 1100 parents, on compte notamment plusieurs infirmières, enseignantes, techniciennes en pharmacie, et ergothérapeutes, pour ne nommer que ces professions.

«Comme plusieurs, c’est un stress que j’ai eu tout au long de ma grossesse, un stress que je vis encore», affirme la résidente de Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent.

Rencontre avec le ministre

Mme Lapointe-Gagnon souhaite rencontrer le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, le plus rapidement possible, afin de porter le message de ces milliers de parents, dit-elle.

À ce jour, près de 51 000 enfants sont en attente d’une place sur La Place 0-5.