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Un déficit de 40 millions $ prévu au CISSS de la Côte-Nord

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Un déficit de 40 millions $ est prévu cette année au Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, qui serait principalement causé par l’embauche de main d’œuvre indépendante.

Les autorités sanitaires prévoient donc un déficit de 10 millions $ supplémentaires par rapport à celui enregistré en 2020, sur un budget de 425 millions $.

Un déficit qui serait en grande partie attribuable à la pandémie de COVID-19 ainsi qu’à l’explosion des coûts pour la main-d’œuvre indépendante.

La direction du CISSS de la Côte-Nord a ainsi placé une demande d’aide financière à Québec.

«On a un très bon dossier déposé au ministère, notamment le prix de ces mains-d’œuvre indépendantes qui est plus de 20 % supérieur à ceux de la grande région de Québec. Pour nous, c’est un point important et on a une belle écoute du ministère à ce sujet», a notamment mentionné le directeur des ressources financières du CISSS Côte-Nord, Jean-Philippe Comtois.

Mais l’embauche de main-d’œuvre indépendante ne serait pas la solution selon la présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nord-Est québécois, Nathalie Savard.

Mme Savard compte d’ailleurs interpeller le premier ministre François Legault et le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur la situation qui prévaut sur la Côte-Nord.

«Quand on est en déficit et qu’on veut récupérer, qu’est-ce qui se passe? On coupe sur le terrain. Ce sont des gens qui donnent le service. Il y a beaucoup de détresse, on voit des départements où ça commence à exploser partout», a-t-elle indiqué.

Le Parti québécois envisage également d’aborder ce problème lors de la présentation de ses attentes budgétaires cette semaine.

«Il faut mettre fin à l’utilisation des agences privées. Ça coûte extrêmement cher. Il faut faire un virage», a signalé le député péquiste de René-Lévesque, Martin Ouellet.

«La Côte-Nord fait face à des défis : retenir son monde, être attractif et offrir des conditions pour gagner sa vie à l’intérieur du CISSS», a-t-il ajouté.

Le député de René-Lévesque voudrait s’inspirer du modèle préconisé au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où les acteurs régionaux ont pris la décision il y a quelques années de tout faire pour ne plus utiliser la main-d’œuvre indépendante.

Le CISSS de la Côte-Nord a déposé quatre projets uniques à la région au Ministère de la Santé au début du mois de mars dans l’espoir de freiner l’utilisation démesurée des agences privées.