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Vaccination: une ex-infirmière qui veut aider coincée dans la bureaucratie

Une jeune femme de Lévis déplore les délais de délivrance des autorisations spéciales de pratique

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Carol-Ann Pellerin. Ex-infirmière

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Une ex-infirmière de Lévis qui veut retourner vacciner «afin de faire sa part» déplore les délais de délivrance des autorisations temporaires de travail par l’Ordre des infirmières du Québec. «C’est épouvantable. Pendant ce temps-là, on nous répète chaque jour qu’ils ont besoin de monde», soupire Carol-Ann Pellerin.

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La jeune femme travaillait comme infirmière à l’Hôtel-Dieu de Lévis jusqu’en novembre 2019. Elle a quitté après une blessure et a depuis changé de carrière.

Voyant les besoins criants pour des gens en mesure de vacciner, elle a choisi de «faire sa part» et de s’inscrire sur la plateforme JeContribue au début mars. Rapidement, le CISSS de Chaudière-Appalaches la convoque en entrevue. 

C’est le début de ses démarches avec l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).
«J’ai pensé bien faire en les contactant avant mon entrevue pour faire ouvrir mon dossier de demande d’autorisation temporaire. Et là, on m’a dit que ça ne marchait pas comme ça, que je devais être embauchée», raconte l’ex-infirmière.

Après une entrevue le 8 mars, son embauche est confirmée par le CISSS le 12 mars. La demande à l’OIIQ est envoyée le jour même selon elle.

Délai qui se prolonge

«On m’a dit à ce moment que le délai était de 48 heures avant la délivrance du permis», lance Carol-Ann Pellerin, du découragement dans la voix.

11 jours plus tard, elle attend toujours.

«J’écoute la conférence de presse [du premier ministre] et je les entends encore dire qu’il manque de vaccins et qu’il manque de monde. Ça me fait un peu capoter», confie-t-elle.

La jeune femme se désole de voir que le réseau n’est pas plus proactif pour faciliter le tout «en contexte d’urgence». Surtout qu’elle offre de remplir des disponibilités parfois plus difficiles à combler.

«Moi, je n’en ai pas besoin de cette job-là. Je travaille 45 heures par semaine dans mon emploi, je veux juste faire ma part. J’offre les soirs et les fins de semaine qui sont les quarts les plus difficiles à combler. Mais là, ça niaise, c’est décourageant»,  critique Carol-Ann Pellerin qui devra aussi suivre une formation du CISSS avant de débuter à vacciner. «Ça retarde tout».

Période chargée à l’OIIQ

Questionné sur ce qui occasionnait de tels problèmes, l’Ordre des infirmières admet que le délai de délivrance des autorisations spéciales a augmenté récemment. De 48 heures en temps normal, l’attente est passée à 10 jours ouvrables.

L’OIIQ explique ce délai par le chevauchement des demandes avec la période de réinscription au tableau des effectifs infirmiers de toute la province, ce qui représente 78 000 inscriptions. On précise que les mêmes équipes sont en charge des deux dossiers et que le tout a eu un impact sur le traitement des demandes.

Comme l’inscription au tableau se terminait ce mardi 23 mars, on assure que la situation devrait rentrer dans l’ordre au cours des prochaines semaines.

L’OIIQ indique avoir délivré 2434 autorisations spéciales d’urgence sanitaire entre le début de la pandémie et le 31 décembre 2020. 

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