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Croissance accélérée sur deux roues : Spherik se démarque grâce à l’innovation

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Gilles Lépine, Réjean Gosselin et Dominique Faure, copropriétaires de Spherik, dans les locaux de l’entreprise, à Québec.

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Bien avant que la pandémie mousse les ventes de vélos, Spherik avait tout mis en œuvre pour s’assurer une ascension contrôlée. Maintenant qu’un vent de folie souffle sur l’industrie du vélo, l’entreprise québécoise peut se vanter de garder les deux mains sur le guidon.

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Spherik, propriété de Réjean Gosselin, Dominique Faure et Gilles Lépine, est un détaillant et distributeur reconnu pour ses vélos haut de gamme conçus au Québec, alliant design, technologie et performance, dont le positionnement qualité/prix guide depuis toujours le processus de réalisation.

Forte de son expérience de la conception et des procédés de fabrication, puis de sa connaissance des fournisseurs, notamment ceux d’Asie qui fabriquent les cadres, l’entreprise a grandi sans brûler les étapes. 

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Photo Stevens LeBlanc

Des accessoires jusqu’aux vélos à assistance électrique et aux vélos de montagne en carbone, en passant par les vélos à pneus surdimensionnés (fat bikes), les roues en carbone, les vélos de route en carbone et les vélos de montagne en aluminium, Spherik s’est forgé une crédibilité en osant sortir de la piste déjà tracée.

En grimpée avant la COVID

Ayant bondi de 30 % en 2019-2020 à 60 % en 2020-2021, la hausse du chiffre d’affaires de l’entreprise devrait s’établir entre 65 % et 70 % pour l’année en cours, atteignant ainsi un objectif financier initialement prévu dans cinq ans. 

Et ce n’est pas seulement à cause de la crise sanitaire !

« Nous étions déjà en progression en tant que marque », indique M. Faure. En raison notamment d’une bonification du réseau de détaillants, du développement du marché canadien, de l’augmentation des valeurs d’achats des magasins, des nouveaux modèles de vélos offerts et de la réduction des intermédiaires permettant d’offrir des vélos de qualité à des prix 15 % à 25 % inférieurs à ceux des autres grandes marques.

Un coup de pédale d’avance

À l’avant-garde depuis le tout début il y a 11 ans, faisant partie des premiers manufacturiers à offrir des fat bikes et des vélos de route de performance à assistance électrique, l’entreprise n’a cessé de faire preuve de vision, ce qui lui a été bénéfique en pandémie. 

La superficie des locaux de la rue des Rocailles, dans la capitale nationale, où sont regroupés la boutique (Les vélos Spherik), l’atelier, les bureaux et l’entrepôt, a même doublé cet hiver.

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Photo Stevens LeBlanc

Constamment en contact avec ses fournisseurs, puis, concevant ses modèles de vélos deux ans à l’avance, Spherik a été en mesure de maintenir la production des vélos 2021-2022 qui seront entièrement livrés, malgré la pandémie. 

Seuls les amateurs de fat bike seront déçus d’apprendre que les modèles prévus pour l’automne ont presque déjà tous trouvé preneur.

Prête pour l’après-pandémie

Tous ces efforts déployés, jumelés au budget disponible des Québécois privés de voyages et de restaurants ces derniers mois, ainsi qu’à l’engouement pour le vélo et pour l’achat local qu’a suscité la pandémie, ont accéléré la croissance de Spherik, qui entrevoit un avenir prometteur.

En 2022, l’entreprise proposera d’ailleurs de nouveaux vélos de montagne (adulte et junior), dont les prix varieront de 800 à 1900 $, qui permettront à Spherik de « progressivement prendre de l’espace en magasin, indique M. Faure, car la croissance de l’entreprise passe par une meilleure pénétration du marché chez les détaillants », dit-il.

SPHERIK EN QUELQUES CHIFFRES  

2010 : Année de fondation

11 : Employés

43 : Modèles de vélos offerts

50 : Détaillants actuels

80 à 100 : Détaillants visés en 2022

Près de 10 000 : Superficie des locaux en pieds carrés

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