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Fleuve Saint-Laurent : inquiétude pour la survie d'une espèce unique au monde

Fleuve Saint-Laurent : inquiétude pour la survie d'une espèce unique au monde
Photo courtoisie

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Des biologistes sonnent l’alarme concernant un poisson en voie de disparition qui ne vit qu’au Québec et dont la survie serait menacée par le projet d’agrandissement du port de Montréal à Contrecœur. 

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« Le gouvernement fédéral sous-estime les impacts négatifs du projet de terminal portuaire à Contrecœur sur le chevalier cuivré et propose des mesures de compensation dont les avantages demeurent spéculatifs et au mieux, hypothétiques », croit Alain Branchaud, biologiste, spécialiste du chevalier cuivré et directeur général de la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec). 

Le chevalier cuivré est un poisson mangeur de mollusques à carapace qu’on retrouve uniquement dans le secteur montréalais du fleuve Saint-Laurent. 

En voie d’extinction 

« La science doit absolument continuer à guider la prise de décision pour une espèce littéralement aux portes de l’extinction », poursuit-il. 

Discuté depuis de nombreuses années, le projet de construction du terminal de Contrecœur (en Montérégie) du Port de Montréal a reçu le feu vert du fédéral le 1er mars dernier. 

M. Branchaud et d’autres biologistes réagissaient, mercredi, à l’évaluation environnementale dévoilée par le gouvernement au même moment. 

Selon celle-ci, le port « n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants lorsque les mesures d’atténuation sont prises en compte ». 

Garde-manger menacé 

« Affirmer que les impacts du projet peuvent être évités, atténués et compensés, comme le soutient le gouvernement fédéral, ne tient pas compte de la réalité des conditions hydrologiques de ce secteur du fleuve Saint-Laurent », affirme le biologiste Pierre Dumont. 

« Il y a déjà une carence d’herbiers pour assurer le rétablissement de l’espèce. [...] C’est donc une partie significative du garde-manger de l’espèce qui pourrait être impacté par ce projet », conclut-il.  

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