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La nouvelle carrière de Chantal Lachance

L’ancienne vice-présidente de Gestev, Chantal Lachance
PHOTO courtoisie, Agence Metah Nomis L’ancienne vice-présidente de Gestev, Chantal Lachance

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Il n’est jamais trop tard pour réaliser de nouveaux défis et c’est dans cet état d’esprit que l’ancienne vice-présidente de Gestev, Chantal Lachance, a entamé une nouvelle carrière comme courtière immobilière au cours des derniers mois.

En septembre 2019, la cofondatrice de la firme de Québecor, spécialisée dans l’organisation d’événements sportifs et culturels, avait annoncé qu’elle quittait l’aventure pour se consacrer à de nouveaux projets personnels. Après avoir organisé d’innombrables Coupes du monde de vélo de montagne, de ski de fond, de surf des neiges, de ski acrobatique ainsi que le Red Bull Crashed Ice, l’appel du changement s’était fait sentir.

À 55 ans, voilà qu’elle vient de compléter une attestation d’études collégiales (AEC) en courtage immobilier, un domaine qui la fascinait depuis plusieurs années. Affiliée à l’une des agences les plus connues du Québec, elle fera équipe avec Caroline Prémont, la sœur de la médaillée olympique en vélo de montagne Marie-Hélène, sur tout le territoire de la Côte-de-Beaupré.

Chantal Lachance, qui avait démarré Gestev en 1992 aux côtés de Patrice Drouin, espère que son histoire inspirera d’autres femmes qui hésitent à se lancer «dans le vide» pour vivre de nouveaux défis en raison de leur âge.

«Je suis fière de moi et je suis contente de l’avoir fait. J’espère encourager les femmes de 55 ans qui ont des projets mais qui se disent trop vieilles. J’espère en encourager deux ou trois qu’elles doivent croire en leur potentiel», a-t-elle souligné dans une entrevue accordée au Journal.

Adrénaline retrouvée

À l’époque où elle dirigeait toujours les destinées de Gestev, Chantal Lachance était de tous les combats sur le terrain d’un événement. Si la vente de maisons n’a rien à voir avec la présentation d’une compétition regroupant l’élite d’une discipline, son nouvel emploi lui procure une adrénaline qui lui fait le plus grand bien.

«Je suis chanceuse d’avoir la chance de retrouver un travail aussi passionnant que j’ai aimé dans le monde de l’événementiel. Je me lève à 4 h du matin et j’ai hâte de travailler. Je tripe à fond. Je n’ai pas deux vitesses, j’ai le pied le gaz au fond!» a lancé en riant la recrue du monde de l’immobilier.

Recrue certes, mais Chantal Lachance assure avoir fait ses devoirs avant de se lancer sur le marché, retournant sur les bancs d’école au Cégep Garneau et passant de nombreuses heures à approfondir ses connaissances. 

«C’est une super grosse bouchée. Je pensais avoir tout vu chez Gestev, je me disais invincible. Je pensais que ce serait facile comme cours, mais pas pantoute! Ça a été une grosse leçon d’humilité», a-t-elle reconnu. 

À travers ce processus de réorientation, la maison de Chantal Lachance située à Saint-Ferréol-les-Neiges a été la proie des flammes, forçant la femme et son conjoint à vivre dans une résidence temporaire pendant 13 mois. «C’est le genre de chose qu’on ne peut pas contrôler, alors plutôt que de pleurer sur notre sort, on s’est retroussé les manches.»

Chantal Lachance et Caroline Prémont
PHOTO courtoisie Agence Metah Nomis
Chantal Lachance et Caroline Prémont

À la blague

L’idée de travailler avec Caroline Prémont trottait dans la tête des deux femmes depuis une douzaine d’années.

«Ça faisait longtemps qu’on le disait à la blague, mais c’est tellement quelque chose qu’on voulait les deux. Ça a été naturel que ça se fasse. J’ai toujours aimé travailler en équipe et je retrouve une coéquipière parfaite en Caroline.»

Et avec la surchauffe du marché immobilier présentement, la nouvelle courtière ne manque pas de boulot. Vraiment pas!