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Des aînés marqués à vie par la pandémie

Un sondage révèle qu’ils modifieront leurs habitudes de vie

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La pandémie va entraîner plusieurs changements dans les habitudes de vie des aînés, qui risquent d’être hantés pour encore longtemps par la peur de contracter la COVID-19, malgré la campagne de vaccination qui bat son plein au Québec, selon un sondage CROP. 

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Ce sondage, commandé par l’Association des retraitées et des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ-CSQ), a été réalisé entre le 24 février et le 9 mars 2021 auprès de 1180 membres et 750 Québécois de 60 ans et plus. Les résultats démontrent que les deux groupes présentent des points de vue similaires sur un ensemble d’enjeux touchant la COVID-19. 

Bien que la campagne de vaccination soit commencée depuis décembre dernier, il s’avère que 55 % des membres ont toujours peur de contracter la COVID-19. Cette crainte est encore plus présente du côté des résidents de la région de Montréal avec 62 %. 

Concernant les changements aux habitudes de vie au cours des prochaines années, pas moins de 58 % des membres de l’AREQ estiment qu’ils ont moins l’intention de participer à des rassemblements publics importants. Non seulement ils comptent éviter les foules, mais en plus, ils prévoient moins voyager (56 %). 

Si cela est possible, 31 % veulent continuer d’acheter en ligne ou par téléphone au cours des prochaines années. 

Vivre à domicile

Ce qui ressort également, c’est que 15 % des membres, qui avaient l’intention d’aller vivre un jour en résidence pour aînés, ont changé d’avis et ils désirent maintenant rester dans leur domicile. 

Vivre à la maison demeure l’option privilégiée pour 71 % des membres de l’AREQ et 78 % parmi la population en général de 60 ans et plus.

« Les gens veulent des soins et des services à domicile pour être en mesure de demeurer à la maison, avec tout ce qui s’est passé dans les CHSLD. Les catastrophes vécues éloignent encore plus le goût d’aller en CHSLD ou dans une résidence pour personnes aînées », a affirmé Lise Lapointe, présidente de l’AREQ.

États généraux

À l’instar de la Coalition pour la dignité des aînés dont elle fait partie, l’AREQ revient à la charge pour demander au gouvernement la tenue d’états généraux sur les conditions de vie des aînés. 

« À l’heure actuelle, on assiste à des annonces du gouvernement pour les aînés. Ici et là, on ajoute quelques millions, mais c’est à la pièce. Ça prend des états généraux pour permettre aux gens de dire ce qu’ils veulent », a ajouté Mme Lapointe. 

Par ailleurs, à la question sur le niveau de confiance envers la ministre Marguerite Blais pour améliorer le sort des aînés, 54 % des répondants membres de l’AREQ ont peu ou pas du tout confiance en elle. 

« Je pense qu’on peut avoir une certaine confiance, mais toute seule, elle n’y peut rien. Il faut qu’elle ait l’appui de l’ensemble du gouvernement pour être en mesure d’apporter de bons résultats et c’est ça qu’on veut. On veut de l’amélioration sur la qualité de vie des aînés », a revendiqué Mme Lapointe. 

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