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Le RTC veut louer cinq bus 100% électriques

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En prévision de l’électrification imminente des transports, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) réfléchit sérieusement à l’option de louer des autobus pour la première fois de son histoire.

Le transporteur vise la location, pour 24 à 36 mois, de « plus au moins cinq » autobus standard de 40 pieds (12 mètres) 100 % électriques.

C’est du moins ce qu’on peut lire dans un « avis d’appel d’intérêt » publié hier. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 9 avril pour faire parvenir leurs suggestions.

Il s’agit là d’une procédure visant à sonder l’état actuel du marché avant de procéder au lancement d’un appel d’offres plus formel. 

Le but affiché du RTC est d’effectuer différents tests grandeur nature pour s’assurer du bon fonctionnement de ces véhicules qui devront rouler dans le climat peu clément de Québec. 

Est-il plus économique d’y aller par location plutôt que par achat ? « On loue avant d’acheter parce que le changement est majeur. Il faut le faire comme il faut. C’est un peu ça l’objectif », répond Stéphanie Gaudreau, porte-parole du RTC. 

Conditions préalables

Dans le document, on énumère plusieurs « conditions d’utilisation préalables » qui doivent être remplies par les autobus électriques.

On évoque notamment des températures ambiantes oscillant entre -30 degrés Celcius et +35 degrés Celcius, des chutes de neige atteignant 320 cm par année, l’épandage abondant de sel et autres fondants sur les routes, des pentes allant jusqu’à 22 % et un usage intensif en milieu urbain avec arrêts et départs fréquents.

Pour le RTC, l’échéance de 2025 arrive à grands pas. À partir de cette année-là, le gouvernement du Québec financera seulement l’achat d’autobus 100 % électriques.

Il est par ailleurs prévu que toute la flotte du RTC, constituée actuellement de 616 véhicules, soit électrifiée d’ici 2041.

Un premier essai en 2019

En avril 2019, le RTC a déjà effectué des tests sans passagers, durant une semaine, avec un bus articulé de 60 pieds (18 mètres) entièrement électrique de la compagnie manitobaine New Flyer Industries.

« C’est le cœur même de nos opérations qui doit être repensé. On entre dans une période de planification drôlement importante. L’échéance est rapprochée. Il va falloir faire le virage. Et on n’attendra pas 2025 », disait Rémy Normand, président du RTC, il y a deux ans.

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