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Budget Girard: gare à la 3e vague

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Le ministre Eric Girard répète qu’il fait preuve d’un « optimisme prudent », mais son plan semble faire abstraction d’une possible troisième vague.

Essentiellement, le budget Girard repose sur une philosophie du type « après la pluie le beau temps ».

Il prévoit une importante croissance de la consommation des ménages de cinq pour cent cette année après un repli de 5,4 points en 2020.

Pour ce faire, il faut notamment que les commerces et restaurants soient ouverts et que l’industrie touristique fonctionne.

Or, le nombre de nouveaux cas de COVID a connu une importante hausse hier en s’approchant du cap des 1000. Des régions qui célèbrent depuis peu leur passage à l’orange montrent des signes inquiétants, comme la Capitale-Nationale, le Saguenay–Lac-St-Jean et le Bas-Saint-Laurent. Puis, on n’enregistre toujours pas d’amélioration notable dans la rouge région métropolitaine.

  • Écoutez la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, sur QUB radio:

Vaccination pas assez rapide

Bien sûr, il y a la campagne de vaccination. Mais le risque qu’elle ne puisse se dérouler assez rapidement pour contrer les contagieux variants laisse craindre une autre forte poussée. Bien des commerçants ont averti qu’une nouvelle période de fermeture signerait leur arrêt de mort.

Questionné à ce sujet, le ministre montre peu d’inquiétude, parce que selon lui, « l’économie s’est adaptée à la pandémie ».

Il pointe le télétravail, la livraison pour les restaurants (même si pour plusieurs, elle permettait à peine de faire leurs frais), les sites web pour les magasins. Ainsi, l’impact économique de la deuxième vague a été moindre que celui de la première, au printemps. Et heureusement, jusqu’ici, les hospitalisations ne sont pas reparties à la hausse.

Il n’en demeure pas moins qu’en novembre dernier, le grand argentier prévoyait un déficit de 8 milliards $ pour l’année 2021-2022, qu’il a révisé fortement à la hausse à 12,3 milliards $.

Appelé à expliquer cet écart, il a justement pointé l’ampleur de la deuxième vague et des dépenses qu’elle a entraînées. Alors voilà. Nous sommes mieux outillés maintenant, certes, mais il vaudrait mieux éviter de jouer avec le feu.