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Centre de tennis au PEPS: une occasion pour le développement de l’élite

Universite Laval consignes sanitaires
Photo d'archives La directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne

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La construction future d’un centre de tennis de «calibre national» sur le campus de l’Université Laval réjouit les intervenants du milieu qui souhaitent que l’infrastructure serve non seulement à la population, mais aussi au développement d’athlètes d’élite.

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Le gouvernement du Québec a prévu la somme de 20 M$ dans le budget Girard déposé jeudi pour la construction de cette infrastructure, un projet qui était sur la table depuis trois ans, selon la directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne.

Le montage financier global ainsi que les échéanciers ne sont toutefois pas connus. Une annonce officielle devrait avoir lieu au cours des prochains mois. Le bâtiment, qui comptera 16 terrains au total, soit huit à l’intérieur et autant à l’extérieur, sera érigé du côté nord de l’amphithéâtre du PEPS près du chemin Sainte-Foy.

«Présentement, nous ne sommes pas capables de répondre à la demande avec nos quatre terrains intérieurs. Nous sommes à pleine capacité et on trouvait que c’était un projet très mobilisateur. On veut initier le plus grand nombre de personnes au tennis», a mentionné Julie Dionne en rappelant que l’annonce coïncide avec le 50e anniversaire du PEPS.

Tournois et développement

Julie Dionne ne cache pas que l’objectif avec ce nouveau centre est aussi d’accueillir des événements à caractère national et international. L’Université Laval a longtemps accueilli un tournoi de la WTA, qui a disparu après 26 ans d’existence en 2019.

«En ayant des terrains extérieurs, ça nous permettrait d’avoir des compétitions importantes comme des championnats nationaux. Puis, on a déjà accueilli des Coupes Fed, la WTA, et naturellement, ça prendra des gradins si on veut des tournois», a-t-elle exprimé.

Tennis Canada, qui avait été mis au courant de la naissance du projet, se dit ouvert à collaborer pour le développement du tennis dans la région. La fédération nationale possède déjà un centre national à Montréal.

«On va encourager les gens localement à développer les jeunes athlètes [...]. C’est très important de pouvoir les développer dans le but qu’ils accèdent au centre national. Tennis Canada ne va pas gérer les activités de développement au PEPS, mais on va collaborer. Le développement des jeunes, c’est une pyramide», a souligné le vice-président Eugène Lapierre.

Le retour d’un tournoi professionnel est bel et bien dans les cartons de Tennis Canada, et ce, en dépit des baisses d’affluence qui ont marqué les dernières années de la Coupe Banque Nationale.

«On est partis de là avec l’idée bien nette de revenir un moment donné [...]. La date du tournoi en septembre après le US Open en même temps que les tournois en Asie a été problématique pour le développement et on a été forcé de faire marche arrière, mais Québec demeure un marché de tennis formidable», a soutenu M. Lapierre.

Souhait du bâtisseur

Ancien directeur du tournoi et l’un des grands bâtisseur du tennis dans la région, Jacques Hérisset salue cette «très grosse nouvelle». Il y voit une occasion unique pour la relève. 

«Je souhaite que ça porte le nom de centre national d’entraînement. Ça ferait toute la différence. Oui, on a fait du développement au club Avantage, mais ça coûte cher et on manquait de terrains. Il faut des heures consacrées au développement de haut niveau.

«On pourrait reproduire le modèle de Montréal, reste à savoir le lien que ça aurait. Pour que les jeunes évoluent, ça prend d’autres athlètes de haut niveau. C’est la raison pour laquelle on a dû envoyer Félix [Auger-Aliassime] même s’il était jeune», a-t-il réagi.

Hérisset espère d’ailleurs que ce futur centre permettra à Auger-Aliassime, qui pointe au 18e échelon du classement mondial, de jouer pour la première fois dans la ville qui l’a vu grandir. 

«Les gens de Québec n’ont jamais vu jouer Félix dans un tournoi à Québec, même au niveau national, ce qui est ridicule. On n’avait pas la qualité des terrains nécessaire. Il ne faut pas que ça perdure.»

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