/news/coronavirus
Navigation

La COVID force la fermeture de deux restaurants

Des éclosions parmi les employés ont été rapportées à l’Atelier et au Portofino

Atteint de la COVID-19, François Petit, propriétaire du Portofino, prend du mieux, confiné chez lui. Il a été forcé de fermer son restaurant du Vieux-Québec, lundi. Celui de Sainte-Foy demeure ouvert.
Photo Didier Debusschère Atteint de la COVID-19, François Petit, propriétaire du Portofino, prend du mieux, confiné chez lui. Il a été forcé de fermer son restaurant du Vieux-Québec, lundi. Celui de Sainte-Foy demeure ouvert.

Coup d'oeil sur cet article

Forcés de fermer leur établissement en raison de cas de COVID-19 parmi leurs employés, des restaurateurs lancent un cri du cœur, rappelant l’importance d’être « extrêmement vigilants » face à ce « virus sournois », et à ses variants « très virulents ».

• À lire aussi: Variant britannique: une 3e vague menace le Québec

• À lire aussi: Nuage de plus en plus sombre sur Québec

• À lire aussi: COVID-19 au Québec: 950 cas supplémentaires, 7 nouveaux décès

En début de semaine, les restaurants Portofino du Vieux-Québec et l’Atelier de la Grande Allée ont fermé leurs portes de façon préventive, en raison respectivement de huit et de cinq employés infectés par le virus.

«C’est terrible»

Lui-même atteint du variant britannique de la COVID-19 depuis dimanche, François Petit, propriétaire du Portofino, confie qu’il trouve cela «très dur, personnellement».  

«C’est terrible. Moi qui pensais que jamais ça ne pouvait nous arriver, ça nous est arrivé les premiers. Quand tu penses à tous les efforts qu’on fait... J’ai le sentiment d’avoir perdu la game», confie-t-il au bout du fil, confiné chez lui. «Tant que tu n’as pas vécu la situation, tu ne peux pas savoir les dommages collatéraux de cette pandémie-là», poursuit-il, précisant qu'aucun cas de Covid-19 n'a été signalé au Portofino de Sainte-Foy, qui demeure ouvert. 

Infecté par une employée asymptomatique lors de son quart de travail samedi, M. Petit a commencé à tousser dimanche, puis s'est soumis à un test de dépistage. Il a également demandé que tous ses employés fassent de même. «Je n’ai pas eu de perte d’odorat [ou] de goût ni de fièvre», explique-t-il. Il a appris le lendemain qu'il était déclaré positif, comme huit de ses employés, en cuisine comme au service. Pris de courbatures et éprouvant une fatigue extrême mercredi et jeudi, il remonte tranquillement la pente. «Ça ne va pas bien, mais ça va mieux», dit le restaurateur de 59 ans. 

Il n’a pas été possible de savoir combien d’autres cas de variant avaient été recensés parmi les employés du Portofino. 

Règles strictes

Les propriétaires des deux restaurants, encore atterrés par la situation, ont tous deux été «très surpris» d’apprendre que la COVID-19 avait réussi à se frayer un chemin dans leur établissement. Ils affirment qu’ils respectent toutes les mesures sanitaires «à la lettre» et de façon «très stricte».  

«Ça ne s’explique pas. Il n’y a pas de salle communautaire pour manger ou placoter. Les personnes ne restent pas après le travail pour prendre un verre. Personne n’a fait ça», affirme M. Petit.

«Nos mesures sont même plus strictes que l’été dernier. [...] La CNESST est passée et nous étions “A1”. Les policiers sont passés la semaine dernière: ils nous ont donné une note parfaite. Tout ce qu’on pouvait faire a été fait», affirme pour sa part Fabio Monti, propriétaire du restaurant L’Atelier. 

Les copropriétaires de gauche à droite, Jonathan Ollat et Fabio Monti assurent qu’ils respectent toutes les règles sanitaires « à la lettre ».
Photo Didier Debusschère
Les copropriétaires de gauche à droite, Jonathan Ollat et Fabio Monti assurent qu’ils respectent toutes les règles sanitaires « à la lettre ».

Malgré tout, deux cas de COVID-19 lui ont été rapportés lundi dans le restaurant de la Grande Allée. Mardi, alors qu’il avait déjà décidé de fermer de façon préventive, trois autres se sont ajoutés. M. Monti affirme être en attente d’autres résultats. Il n’a pas été possible de savoir s’il s’agissait de cas de variant. 

Limiter les contacts

«Il faut absolument que les gens limitent au maximum les contacts à l’extérieur du travail. Et être conscients de l’impact que peut avoir ce genre de situation là. Ça s’adresse autant aux clients qu’aux employés, qu’aux employeurs, à tout le monde», insiste-t-il. 

«La situation est un peu différente de celle de l’été dernier. Il y a beaucoup plus de cas, en ce moment, et il y a des variants qui sont beaucoup plus virulents, donc il faut demander à tout le monde de faire extrêmement attention pour ne pas qu’une situation comme ça se présente dans d’autres établissements», poursuit le restaurateur. 

«Il faut que les employés soient conscients de la nature de leur travail. Ils travaillent avec le public, ils doivent respecter le confinement», mentionne pour sa part M. Petit, précisant qu’aucun cas n’a été enregistré à l’établissement de Sainte-Foy.  

Aucun client infecté

Heureusement, aucun client ayant fréquenté l'un ou l'autre de ces deux établissements n’a été contaminé. Dans tous les cas, les employés infectés se «portent bien», indique-t-on. 

La date de réouverture des deux restaurants n’est pas encore connue pour le moment. 

À ce jour, cinq éclosions ont été rapportées dans des restaurants de la région de la Capitale-Nationale. La région de Chaudière-Appalaches n’en compte aucune. 

De son côté, la police de Québec prévient qu’elle visitera plusieurs restaurants au cours de la fin de semaine, afin de faire respecter les mesures sanitaires. 

À voir aussi           

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres