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Médecin accusé de meurtre à Hawkesbury: le milieu médical est sous le choc

Hôpital général de Hawkesbury et District
Photo Marc Desrosiers et tirée de LinkedIn Le médecin québécois Brian Nadler (en mortaise) a été arrêté à l’Hôpital général de Hawkesbury et District en Ontario jeudi soir.

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La communauté médicale était stupéfaite vendredi de voir un professionnel de la santé faire face à l’accusation la plus grave du Code criminel. Les médecins contactés manquaient de qualificatifs tellement leur surprise est énorme.

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«Ayoye», «complètement fou» ou «histoire cauchemardesque», les médecins du Québec ne savaient pas comment expliquer ce qui a bien pu se produire à Hawkesbury, en Ontario.

Une fois sa formation terminée à l’Université McGill, à Montréal, le Dr Brian Nadler a quitté il y a quelques années pour la Saskatchewan avant de revenir.

«Épeurant»

Des confrères ont d’ailleurs souligné qu’il ne s’agit pas d’une destination très prisée pour acquérir une surspécialité médicale. L’accusé semble toutefois peu connu dans la Belle Province, bien que des patients québécois se rendent à Hawkesbury pour recevoir parfois des soins plus rapidement.

«Tout le monde est sous le choc. C’est épeurant, on leur fait confiance», a ajouté une employée de l’hôpital en entrevue.

Le Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario, dont Brian Nadler est membre depuis février 2020, a simplement qualifié les allégations «d’extraordinairement troublantes».

Françoise Poisson, 58 ans, a fait la connaissance du Dr Nadler lorsqu’elle a été hospitalisée à la veille de Noël. La patiente garde toutefois un «très bon souvenir» du spécialiste. 

«Je ne comprends pas ce qui s’est passé», insiste-t-elle. 

Une première

Pour Me Paul G. Brunet, PDG du Conseil pour la protection des malades, la situation est inédite.

«Ça fait presque 25 ans que je suis porte-parole du Conseil et je n’ai jamais vu ça. Il n’y a pas de mots. Pour le moment, c’est simplement bouleversant.»

Étant lui-même avocat, il reste prudent pour respecter la présomption d’innocence malgré son rôle auprès des malades.

«Pour accuser quelqu’un de meurtre au premier degré, ça prend un minimum de preuves.»

Par contre, il ne croit pas qu’un acte isolé puisse miner la confiance des malades.

«Quelqu’un qui a un serment aussi sérieux et grave que de soigner les gens et les empêcher de mourir, je n’ai jamais vu ça», termine Paul G. Brunet.

–Avec Laurent Lavoie et l’Agence QMI