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Marché des joueurs autonomes: coups de cœur & coups de gueule

Certaines équipes ont brillé et d’autres moins sur le marché des joueurs autonomes

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Bien qu’il reste encore quelques noms attrayants sur le marché des joueurs autonomes dans la NFL, les équipes ont pour la plupart terminé leurs plus importants mouvements de personnel. Encore une fois, le portrait global a fortement changé à travers la ligue. Là où certains clubs se sont élancés pour le coup de circuit, d’autres se sont contentés de regarder passer les prises. Tout en gardant à l’esprit que les championnats se gagnent rarement en mars, Le Journal vous propose un tour d’horizon des bons et moins bons coups sur le marché dans les dernières semaines. 

GAGNANTS  

Patriots

Photo AFP

Soyons clairs, ils n’ont pas posé que de bons gestes et ont surpayé pour certains joueurs (Nelson Agholor et Jalen Mills, par exemple). L’équipe a dépensé plus de 175 millions en argent garanti pour une douzaine de joueurs, ses plus folles dépenses à vie. Le message est clair avec les deux nouveaux ailiers rapprochés (Jonnu Smith et Hunter Henry) en plus du secondeur Matt Judon, pour ne citer que ceux-là. Les Patriots sont prêts à bousculer leurs habitudes pour ne plus perdre. Il fallait ébranler les colonnes.

Bills

Certains diront que les Bills n’ont pas bougé. Foutaise ! Ils ont bougé, mais en priorisant la continuité avec leurs propres joueurs. Ils se sont assurés de maintenir une ligne offensive de qualité en prolongeant leur association avec Daryl Williams et Jon Feliciano, en plus de faire de même en défensive avec leur secondeur Matt Milano. Ils ont ajouté un quart-arrière réserviste adéquat en Mitchell Trubisky. Seul bémol, la perte du receveur John Brown, mais l’ajout d’Emmanuel Sanders vient colmater.

Jets

Décidément, les équipes de la division Est de la conférence américaine ont la cote chez votre humble chroniqueur NFL ! La défensive des Jets a pris de l’aplomb avec l’embauche de Carl Lawson, un ailier défensif qui met la pression sur les quarts-arrières. Ils ont aussi donné un bon coup de barre à leur groupe faible de receveurs avec l’ajout de Corey Davis et de Keelan Cole. Le maraudeur Marcus Maye reste aussi à bord. Reste bien sûr à régler le problème au poste de quart-arrière, ce qui sera attaqué au repêchage.

Browns

Photo AFP

La défensive contre la passe des Browns en a tellement arraché la saison dernière que l’équipe s’est tournée vers la tertiaire des Rams, qui a excellé à ce chapitre, pour régler ses lacunes. L’arrivée du maraudeur John Johnson III et du demi de coin Troy Hill annonce une tertiaire de grande qualité, pourvu que les jeunes Grant Delpit et Greedy Williams se développent comme prévu. L’arrivée du vétéran plaqueur Malik Jackson n’est pas une mauvaise chose non plus.

Broncos

Le nouveau directeur général George Paton n’a pas les mains dans les poches bien longtemps. Il s’est assuré de garder à la maison l’excellent maraudeur Justin Simmons, son compère Kareem Jackson, le secondeur Von Miller et le joueur de ligne défensive Shelby Harris. Il a aussi fortifié la position de demi de coin avec Kyle Fuller, un ajout inespéré, ainsi que Ronald Darby. Si le quart Drew Lock joue bien, attention !

Washington

Photo AFP

L’équipe de Washington a fait ce qu’il fallait pour se maintenir dans le coup après avoir causé une surprise en se qualifiant pour les séries la saison dernière. En mettant sous contrat le quart-arrière aux 1000 vies Ryan Fitzpatrick, l’équipe s’assure au moins de se battre à chaque match. Fitzpatrick se battra parfois lui-même, mais réalisera aussi quelques miracles. Le receveur Curtis Samuel ajoute du dynamisme à l’attaque et le demi de coin William Jackson est un autre bon coup.

Giants

La signature du receveur Kenny Golladay, à quatre ans pour 72 millions, ne plaît pas à tous. Le prix était élevé, mais en optant pour Golladay et Kyle Rudolph, les Giants donnent une véritable opportunité à Jones d’élever son jeu. Ça passe ou ça casse cette saison. L’équipe a aussi gardé les services du plaqueur Leonard Williams au cœur d’une défensive qui a surpris en 2020. 

Buccaneers

Comment passer sous silence leur saison morte ? Ils ont été créatifs financièrement en restructurant le contrat de Tom Brady pour aller chercher quelques millions. Ils ont réussi à conserver les précieux services du receveur Chris Godwin, des secondeurs Shaquil Barrett et Lavonte David, en plus du plaqueur Ndamukong Suh. Qui dit mieux que de conserver le noyau d’une équipe championne ?

PERDANTS  

Steelers

Oui, Ben Roethlisberger revient, tout comme le receveur JuJu Smith-Schuster. Sauf que des joueurs de bonne qualité quittent en défensive (Bud Dupree, Steven Nelson, Mike Hilton). L’attaque perd aussi deux partants sur la ligne offensive en Matt Feiler et Maurkice Pouncey (retraite). Il ne sera visiblement pas facile de répéter le début de saison de l’an dernier. Le crash de la fin pourrait plutôt se répéter.

Texans

Les Texans ont complètement remodelé leur alignement avec une myriade d’embauches mineures sur le marché des joueurs autonomes, à petit prix. Quelques-uns des ajouts pourraient s’avérer des aubaines, comme le demi défensif Desmond King et le secondeur Kevin Pierre-Louis. Sinon, le fiasco Deshaun Watson n’est toujours pas réglé et on voit difficilement les Texans comme une équipe améliorée.

Jaguars

La véritable saison morte des Jaguars, c’est au repêchage qu’elle sera évaluée, plutôt que sur le marché des agents libres. N’empêche, pour une équipe avec autant de moyens sous le plafond salarial, les gestes posés n’auront pas convaincu. Outre le demi de coin Shaquill Griffin, c’est assez tranquille. Oui, il y aura Trevor Lawrence, quart-arrière pressenti pour sauver la franchise au repêchage, mais autour de lui ?

Raiders

Photo AFP

Les Raiders ont curieusement laissé filer trois joueurs partants de leur ligne offensive. Ils ont accordé beaucoup d’argent à un porteur réserviste, Kenyan Drake. Ils n’ont pas retenu les services du receveur Nelson Agholor, qui a explosé avec eux en 2020. Remarquez, en voyant les 11 millions par saison payés par les Patriots, on peut comprendre ! Difficile de croire que Yannick Ngakoue, qui se cherche depuis un moment, relancera leur défensive.

Titans

Les Titans ont vu deux de leurs demis de coin quitter (Malcolm Butler et Adoree Jackson) en plus de Desmond King qui évoluait partout dans la tertiaire. En Jonnu Smith et Corey Davis, ils perdent deux cibles de choix pour Ryan Tannehill. Il faut croire qu’ils ont suffisamment aimé ce qu’ils ont vu de leur autre ailier rapproché, Anthony Firkser. Janoris Jenkins et Bud Dupree pour sauver une défensive en déroute, pas sûr...

Saints

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Il fallait s’y attendre, les Saints devaient absolument couper dans le gras pour se conformer au plafond salarial. La retraite de Drew Brees, même s’il avait ralenti, laisse un trou que Taysom Hill et Jameis Winston ne sont pas sûrs de combler. Sinon, quelques joueurs de qualité ont quitté, dont l’ailier rapproché Jared Cook, le joueur de ligne offensive Nick Easton (un retour n’est pas exclu) et l’ailier défensif Trey Hendrickson.

Falcons

Cette équipe ne pointe clairement plus vers le haut avec de lourds contrats à gérer et une défensive qui a continué de perdre des éléments (Keanu Neal et Ricardo Allen). Les aptitudes à appliquer la pression sur le quart-arrière sont toujours inexistantes. À l’attaque, si le nouveau venu Mike Davis est vraiment le cheval de bataille au sol, ça regarde mal. Les Falcons risquent de se tourner vers l’avenir avec un quart-arrière au repêchage.

Seahawks

Il y a toute la tourmente entourant le quart-arrière Russell Wilson, qui s’est plaint d’être mal protégé par sa ligne offensive. Malgré plusieurs options de qualité disponibles sur le marché, les Seahawks n’ont fait qu’une timide addition, celle du garde Gabe Jackson, qui ne révolutionnera pas leur ligne. Le bon coup potentiel est l’arrivée de l’ailier rapproché Gerald Everett, mais la perte du demi de coin Shaquill Griffin fait mal.