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L’écran de fumée du Bloc

DOSSIER POLLUEURS - Suncor
Photo Pierre-Paul Poulin

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine. 


L'ÉNONCÉ

À la Chambre des communes, lundi, le député bloquiste de Jonquière a reproché aux libéraux leur manque d’audace dans la lutte aux changements climatiques. 

« Ce qui est presque aussi décevant que le déni des conservateurs, c’est le projet de loi des libéraux censé freiner les changements climatiques. Le gouvernement ne se fixe aucune cible de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2030 [...] », a affirmé Mario Simard.

LES FAITS

Le député du Bloc québécois joue sur les mots. Il fonde sa déclaration sur des formalités, et non pas sur l’intention réelle du projet de loi, qui vise d’ailleurs la carboneutralité d’ici 2050. Il est vrai que, dans la forme actuelle du projet de loi libéral, le ministre disposera de six mois après l’adoption du texte pour préciser les objectifs de réduction de GES de l’année 2030. 

Cependant, le projet de loi des libéraux affirme noir sur blanc, dans son préambule, que « le gouvernement du Canada est déterminé à atteindre et à dépasser en 2030 la cible » de l’Accord de Paris. Justin Trudeau a déjà établi cette cible à une réduction de 30 % des GES d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005. D’ailleurs, le cabinet du ministre canadien de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, a confirmé au Journal qu’une cible encore plus ambitieuse doit être annoncée le mois prochain. 

Le chiffre de la semaine : 225 

C’est le nombre de doses de vaccin anti-COVID-19 gaspillées depuis le début de la campagne, en date de mardi. Cela équivaut à 0,02 % de toutes les doses administrées à cette date. Selon le ministère de la Santé, il s’agit là de pertes « anecdotiques ». 

Les raisons derrière sont multiples, comme le bris d’une fiole échappée ou l’utilisation d’une seringue finalement défectueuse. 

Certains vaccins ont également été perdus parce qu’ils n’avaient pas trouvé preneur avant la fin de la journée, a précisé le ministère.