/news/transports
Navigation

Des contrôleurs routiers victimes de harcèlement

Plus de la moitié des agents du Québec veulent quitter

Éric Labonté président fraternité constable contrôle routier
Photo courtoisie Éric Labonté, président de la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ).

Coup d'oeil sur cet article

Intimidation, isolement, culture du silence, acharnement... Des constables de Contrôle routier Québec (CRQ) disent être victimes de harcèlement psychologique depuis de nombreuses années. 

« Il fallait que je parte, sinon j’allais mourir... », confie avec émotion au Journal une ancienne employée de l’organisation qui a failli s’enlever la vie, poussée au bout du rouleau.

« Quand tu ne penses pas comme les gestionnaires, on t’isole, on te rabaisse et on essaie de te faire taire », poursuit-elle sous le couvert de l’anonymat, indiquant avoir enduré ce traitement pendant une quinzaine d’années.

« Un cancer généralisé » 

La situation rapportée par cette ex-contrôleuse routière n’est pas un cas isolé. Un agent d’une autre région qui est toujours en poste confirme que ce genre de traitement est encore d’actualité au sein de l’organisation affiliée à la SAAQ. 

« Il y a beaucoup d’abus de pouvoir. Les personnes qui soulignent des problèmes sont ciblées par les dirigeants et mises à l’écart. Tout est basé sur le principe de “loyauté” », explique l’homme, qui a aussi requis l’anonymat. 

D’après un sondage réalisé par la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ), 53 % des quelque 300 membres à travers la province songent à quitter leur emploi en raison du harcèlement psychologique. 

« C’est un cancer généralisé. On a perdu plusieurs très bons éléments dans les dernières années à cause de ça. Il faut que ça arrête ! », déplore le président de la FCCRQ, Éric Labonté. 

M. Labonté souligne que le syndicat a utilisé tous les moyens légaux à sa disposition pour renverser la situation. Mais les gestionnaires qui sont à la source du problème, selon lui, n’ont jamais été réprimandés.

Avis divergeant

Contactée par Le Journal, vendredi, la SAAQ n’a pas voulu accorder d’entrevue à ce sujet puisque la situation fait l’objet d’un grief, mais elle dit prendre la situation « très au sérieux ».

« Il faut par contre préciser que du point de vue de la SAAQ, le climat de travail est bon. Nous avons reçu plusieurs commentaires positifs de contrôleurs routiers à cet effet », indique cependant Gino Desrosiers, porte-parole de la société, dans un courriel.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.