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Évictions de locataires : QS demande une consultation parlementaire

Évictions de locataires : QS demande une consultation parlementaire
Photo d'archives, Agence QMI

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Québec solidaire s’inquiète du phénomène grandissant des évictions de locataires et interpelle le gouvernement pour demander une consultation parlementaire sur la hausse des prix de l’immobilier. 

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Les tentatives d’éviction connaissent une hausse « jamais vue » à Montréal, même dans des quartiers qui avaient été épargnés par les propriétaires auparavant, a rapporté le «Journal de Montréal», lundi.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Les locataires paient ainsi le prix de la spéculation immobilière en subissant des hausses de loyer abusives ou des évictions injustifiées, estime le député de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla.

Les données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) pour le mois de février montrent une explosion du prix médian des maisons unifamiliales de 100 000 $ en un an dans le Grand Montréal, une hausse de plus de 21%, rappelle-t-il.

« Quand les propriétaires achètent des immeubles à des prix indécents et qu’ils ne peuvent pas assumer le prix spéculatif, ils essaient parfois de refiler la facture à leurs locataires ou de les expulser pour augmenter le loyer. Il faut casser cette spirale infernale », s'inquiète le député solidaire.

Il appelle maintenant la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, à « prendre le taureau par les cornes » et à convoquer une commission parlementaire afin de dresser un portrait « exhaustif » de la situation du marché immobilier afin de trouver des solutions concrètes pour freiner la spéculation.

Sans cela, « les familles de classe moyenne n’auront tout simplement plus les moyens de devenir propriétaires », dit-il.

« L’heure est venue de placer les intérêts collectifs au-dessus des intérêts partisans et d’avoir une conversation nationale sur l’avenir de notre marché immobilier, a conclu Andrés Fontecilla. Il en va de la santé financière des familles québécoises. »

Rappelons qu’un propriétaire peut évincer un locataire s’il veut habiter l’appartement ou le laisser à un membre de sa famille. L’éviction est aussi possible pour des travaux majeurs d’agrandissement, de subdivision ou de réaffectation, sauf dans huit arrondissements de Montréal qui ont récemment interdit la subdivision et les agrandissements.

Ces démarches peuvent être contestées devant le Tribunal administratif du logement par le locataire.