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Jouer au yoyo avec les ados

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À compter d’aujourd’hui, les élèves de secondaire 3, 4 et 5 en zone rouge retournent à l’école à temps plein, comme c’était le cas depuis une semaine en zone orange pour les élèves de ces niveaux.

Alors que des variants préoccupants gagnent du terrain et que samedi, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est passé au-dessus de la barre des mille, vaudrait-il mieux être plus prudents en ce qui concerne l’allègement des mesures sanitaires ? Le Collège des médecins presse Québec de se montrer moins permissif, afin d’endiguer une troisième vague.

Le gouvernement a d’ailleurs laissé entendre récemment qu’il n’hésiterait pas à resserrer les règles, si la pression sur le système de santé se révèle trop grande.

Dans un contexte où tout change d’une semaine à l’autre, est-ce une bonne chose de risquer de jouer au yoyo avec les décisions qui concernent les adolescents et les adolescentes ?

Il aurait peut-être fallu éviter de réintégrer les élèves de deuxième cycle du secondaire en classe à temps plein. Maintenant que c’est fait, le gouvernement ne doit pas revenir en arrière.

  • Écoutez la chronique de Madeleine Pilote-Côté à QUB radio

Besoin de stabilité

Kayla, une étudiante de secondaire 5 de mon entourage, n’est pas emballée par ce retour à l’école à temps plein. Elle s’était habituée à être plus souvent à la maison et s’était créé de nouveaux repères.

Elle doit maintenant passer à un autre mode de fonctionnement scolaire et espère que cette fois-ci, ce sera définitif : « qu’ils prennent une décision et qu’ils la gardent ! »

Ce dont elle a le plus besoin, dans cette période d’incertitude, c’est de stabilité. 

Comme un bon parent, le gouvernement doit faire tout en son pouvoir pour faire preuve de constance avec les adolescentes et les adolescents.

Dans la dernière année, les jeunes du secondaire ont assez été éprouvés par la pandémie. Il est temps de leur donner un répit. On leur doit bien ça.