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Une troisième vague appréhendée par les salles de spectacle

Les salles de spectacle craignent d’être victimes de la nouvelle flambée de COVID

Quebec
Photo d’archives, Stevens LeBlanc Roch Voisine avait participé à la relance des activités au Capitole, le 11 mars. Les diffuseurs de la région craignent de devoir refermer leurs portes à cause de l’arrivée d’une troisième vague de COVID-19.

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À peine trois semaines après avoir obtenu le feu vert pour accueillir de nouveau des spectateurs lors des concerts, les salles de spectacle de la région de Québec ont peur de devoir refermer rapidement leurs portes en raison de la hausse récente des cas positifs de COVID-19.

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« J’ai l’impression que tout va refermer », affirme sans détour le propriétaire du bar-spectacles L’ANTI, Karl-Emmanuel Picard.

Depuis la réouverture le 8 mars, des dizaines de concerts ont été ou vont être présentés dans les principales salles de la Capitale-Nationale, passée en zone orange.

Malgré les mesures qui limitent la capacité d’accueil, les diffuseurs dressent un bilan positif de leurs premières semaines d’activité. Ils annoncent des taux d’occupation variant entre 60 % et 100 %.

Au cours des prochains jours, on verra entre autres passer 2Frères, Louis-José Houde, Phil Roy, Mike Ward, Luce Dufault, Thierry Larose et Guy Nantel dans les salles de Québec.

Or, cette relance tant souhaitée est menacée par la nouvelle flambée des infections. « Jamais deux sans trois, nous ne sommes pas à l’abri », soupire la directrice générale du Palais Montcalm, Sylvie Roberge.

« Autant que faire se peut, dit-elle, nous essayons de programmer des concerts en salle et en webdiffusion. Comme ça, si on retourne en zone rouge sans présentiel, on pourrait présenter nos shows comme on le fait depuis l’automne 2020. »

Confiance fragile

Au Capitole, la directrice générale, Dominique Thomas, craint que la troisième vague ne vienne éroder la confiance encore fragile du public. 

« Si on retombe en zone rouge, même s’ils nous permettent de continuer comme à Montréal, je doute que les gens auraient envie de se retrouver dans une salle de spectacle », croit-elle.

Elle n’est pas la seule à constater une réticence. « Je commence à sentir que les gens sont plus frileux à l’idée d’acheter des billets », mentionne Karl-Emmanuel Picard, qui a produit des spectacles au Capitole et au MTELUS, à Montréal, depuis la réouverture.

« Nous entendons des commentaires de gens qui expriment que c’est trop vite pour eux », note pour sa part le directeur du marketing du Grand Théâtre, Jean-François Ermel, qui s’en remet au professionnalisme de son équipe afin d’éviter que l’endroit ne devienne un site d’éclosion.

« Tous les soirs, on se répète “rigueur, rigueur, rigueur” dans le respect des protocoles d’accueil et dans l’application des mesures sanitaires », dit-il.

« Que ça fait du bien ! »

Un retour en arrière serait un coup dur à encaisser pour un public et des artistes qui vivent des retrouvailles chaleureuses depuis trois semaines.

« Je suis agréablement surprise de l’ambiance durant les concerts étant donné que ce ne sont pas des conditions normales. Lors du spectacle de Kaïn, les gens restaient assis, mais ils chantonnaient derrière leur masque », raconte Dominique Thomas.

« Les gens sont contents. On le sent, assure Sylvie Roberge. Lors d’un spectacle récent, un spectateur a crié : Que ça fait du bien ! » 

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