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Elle s’évanouit 48 heures après avoir reçu l’injection, mais rien n’a été déclaré

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Une femme de 69 ans qui s’est évanouie et qui a eu de violents maux de ventre environ 48 heures après avoir reçu le vaccin d’AstraZeneca ne comprend pas pourquoi ses symptômes n’ont pas été déclarés aux autorités de la Santé publique.

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« Comment ça se fait que ce n’est pas tous les cas qui sont signalés ? » se questionne Claire Gervais. 

Le 15 mars, la résidente de Vaudreuil-Dorion, à l’ouest de Montréal, a reçu son vaccin Covishield (une version de celui d’AstraZeneca produite en Inde). Deux jours plus tard, elle s’est réveillée en douleurs en pleine nuit. 

« J’étais sûre que j’avais un caillot ou quelque chose du genre. C’est comme si la lumière s’était fermée sur l’interrupteur », raconte-t-elle.

Après quelques minutes « dans les pommes », elle a repris connaissance. Elle a pu contacter les secours.

Conduite en ambulance à l’hôpital de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, elle a subi une batterie de tests. 

« On m’a dit que ma chute de pression était due à mes maux de ventre extrêmes, mais on n’a pas fait le lien avec le vaccin [contre la COVID-19] », dit-elle.

Mme Gervais se demande pourquoi on n’a pas jugé bon de faire une déclaration à la Santé publique compte tenu du court laps de temps entre l’inoculation et ses symptômes.

« J’ai posé la question s’ils allaient l’inscrire dans une déclaration d’évènement post-vaccin, mais on m’a répondu qu’on le ferait seulement si un autre évènement du genre se produisait », raconte-t-elle.

Rien pour les patients

Si elle n’a rien à redire sur les soins qu’elle a reçus à l’hôpital, Mme Gervais déplore ne pas avoir eu de suivi. Elle dit qu’il n’existe aucun formulaire pour que les patients puissent signaler eux-mêmes des effets indésirables.

En France, par exemple, il est possible pour un citoyen de remplir un formulaire en ligne.

Au Québec, c’est un professionnel de la santé qui doit s’en charger. 

La semaine dernière, notre Bureau d’enquête rapportait que 38 cas de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) graves, tous vaccins confondus, avaient été signalés au gouvernement du Québec. 

Le ministère de la Santé indique que ces MCI graves peuvent avoir mené à une hospitalisation, à un choc anaphylactique ou à des séquelles permanentes. Aucun décès n’a été rapporté à la suite de la vaccination.

2210 effets secondaires

À travers le pays, 2210 rapports de déclaration suivant l’immunisation ont été remplis et transmis à Santé Canada sur plus de 3,7 millions de doses administrées jusqu’à maintenant.

Parmi les symptômes signalés le plus souvent, on trouve des douleurs et des rougeurs au point d’injection, des maux de tête, des nausées et des démangeaisons. 

Il y a aussi des symptômes comme la diarrhée, l’anaphylaxie et de la tachycardie. Santé Canada n’a rapporté que 320 cas d’effets secondaires plus graves.

Rapports d’effets secondaires  

Les risques des vaccins au Canada  

  • 0,009 % des doses administrées ont mené à la déclaration d’effets secondaires graves  
  • 0,060 % des doses administrées ont mené à la déclaration d’effets secondaires légers   

*en date du 19 mars 2021

Source : Santé Canada

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