/finance/pme
Navigation

De l’énergie à revendre chez Effenco

L’électrification accélérée des transports oblige une PME québécoise à accélérer le recrutement

PORTRAIT-DAVID-ARSENAULT
Photo Agence QMI, Dominick Gravel L’entreprise québécoise présidée par David Arsenault a des bureaux dans ce pays, aux États-Unis et en Norvège.

Coup d'oeil sur cet article

Rien n’arrête Effenco, pas même une pandémie. L’entreprise, qui œuvre dans le domaine de l’électrification des véhicules lourds, poursuit sur sa lancée. Elle a annoncé récemment la commercialisation d’une nouvelle technologie 100 % électrique qui lui permettra d’accélérer sa croissance à l’international.

• À lire aussi: Des autochtones veulent que Biden annule un permis accordé par Trump

« Elle nous permettra d’ouvrir de nouveaux marchés. Les besoins en électrification des transports sont à l’échelle planétaire », explique David Arsenault, président de la PME montréalaise.

Un camion lourd équipé d’un dispositif conçu par Effenco, devant le Dôme des Invalides, à Paris, en France.
Photo tirée de Facebook
Un camion lourd équipé d’un dispositif conçu par Effenco, devant le Dôme des Invalides, à Paris, en France.

Ce développement entraîne la création de nouveaux postes au sein de l’entreprise qui compte actuellement 80 employés. 

« Notre objectif est de tripler, voire quadrupler nos effectifs au cours des prochaines années », affirme David Arsenault. 

Les besoins sont variés. Ingénieurs, techniciens en assemblage, spécialistes en développement de produits sont recherchés. La PME veut également accroître sa force de vente ici et à l’international. En plus de son siège social à Montréal, Effenco a des bureaux en France, aux États-Unis et en Norvège. Ce dernier bureau a été ouvert en 2020, en pleine pandémie.

Des systèmes évolués

David Arsenault est particulièrement fier de la nouvelle solution mise au point par son équipe. 

Le système d’Effenco s’appuie sur des technologies de pointe et des algorithmes d’intelligence artificielle pour réduire de façon considérable les émissions de gaz à effet de serre (GES) des véhicules lourds à arrêts fréquents, comme les camions-bennes, les tracteurs portuaires, les bétonnières, les autobus, etc. Quand ils sont immobiles, le système électrique prend le relais du moteur à essence pour faire fonctionner les équipements à bord, ce qui réduit la consommation de carburant. 

Les véhicules sont connectés et les données sont transmises par réseau cellulaire, ce qui permet aux utilisateurs de connaître en temps réel le pourcentage de réduction des GES réalisé.

La PME, qui a fait ses premiers pas à l’exportation en 2015, est maintenant présente dans plus d’une dizaine de pays. Elle réalise plus de 90 % de ses ventes à l’étranger. Ses solutions sont notamment déployées dans plus de 400 véhicules qui sont à l’œuvre dans les ports, dans les villes, que ce soit pour le transport scolaire ou la collecte d’ordures ménagères, dans les services publics, etc. 

Pouvoir d’attraction

Malgré ses besoins importants d’embauche, Effenco n’a pas trop de difficultés à pourvoir ses postes. 

« On a la chance d’œuvrer dans un domaine d’avenir, le développement durable, qui a un pouvoir d’attraction sur les talents », explique David Arsenault. 

Sa priorité est de maintenir la cohésion au sein de l’équipe. 

« En plus des compétences, il faut qu’il y ait un fit de personnalités et de convictions, dit-il. Cela facilite l’adhésion. Dans le processus de recrutement, on utilise plusieurs outils pour tracer le profil des candidats. C’est plus long pour embaucher, mais on obtient ainsi un bon taux de rétention. » 

« On veut offrir à nos employés des opportunités de carrière durables, ajoute-t-il. On veut les faire grandir dans l’entreprise. »

Il y a déjà plusieurs années qu’Effenco s’est doté d’une direction RH. « L’équipe est au cœur de notre développement et de notre succès, j’ai toujours cru en l’importance d’avoir des spécialistes en ressources humaines. »

Effenco fêtera son 15e anniversaire de fondation en avril. L’entreprise est née au Centech, l’incubateur de l’École de technologie supérieure (ÉTS), où David Arsenault a obtenu un doctorat en génie mécanique. Il a démarré l’entreprise avec deux associés, aussi des diplômés en génie. 

« En s’attaquant aux changements climatiques et au transport, on savait qu’on pouvait viser haut », dit-il. 

Effenco est en bonne voie d’atteindre son but.  

EFFENCO 

  • Date de fondation : 2006 
  • Activités : conception de solutions pour l’électrification de véhicules lourds 
  • Actionnaires : Investissement Québec, BDC, investisseurs privés 
  • Nombre d’employés : 80 

À VOIR AUSSI | La taxe sur le carbone en bref