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Hydro-Québec : sept communautés autochtones appellent à l’aide Joe Biden

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Un regroupement de sept communautés autochtones du Maine, du Québec et du Labrador s’adressent à l’administration du président Joe Biden afin d’empêcher la construction par Hydro-Québec d’une nouvelle ligne de transport électrique vers le Massachusetts.

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Dans une lettre adressée à la Maison-Blanche, le front commun demande au président Biden de renverser le permis présidentiel émis par Donald Trump, cinq jours avant son départ, autorisant le projet connu sous le nom de New England Clean Energy Connect.  

Ce projet de ligne de transport électrique, long de 233 km en territoire américain, doit permettre d’acheminer 1200 mégawatts d’électricité du Québec vers le Massachusetts, en passant par le Maine. Ce projet, contesté devant les tribunaux, doit faire l’objet d’un référendum l’automne prochain.

Pas consultés

La Nation Penobscot du Maine est appuyée dans ses démarches au Labrador par la « Innu Nation », et au Québec par les communautés autochtones de Pessamit (Innu), Wemotaci (Attikamek), Pikogan, Kitcisakik et Lac Simon (Anishnabek). Toutes accusent Hydro d’engranger des profits sans avoir consulté ni compensé les nations autochtones pour l’utilisation de leurs terres ancestrales (pour la production de l’électricité et les lignes de transmission).

« Il est odieux que nous soyons forcés de demander aux plus hautes instances américaines de faire respecter nos droits alors que ce serait aux gouvernements canadien et québécois de le faire », soutiennent les chefs réunis. 

Une lettre a également été envoyée au premier ministre Justin Trudeau. Ce dernier, comme Joe Biden, n’avait pas encore réagi au moment d’écrire ces lignes.

Appelée à réagir, la société d’État a indiqué que le tracé en question « ne touche pas de terres de réserve indienne ni de territoire faisant présentement l’objet de revendications territoriales globales ou de revendications particulières non réglées de la part de communautés autochtones ».

En fait, ajoute-t-elle, les communautés autochtones les plus près sont établies « à plus de 80 km du point de départ de la future ligne ». 

Elle assure aussi que les installations hydroélectriques du Québec utilisées pour ce projet ont été construites sur des terres publiques. Et ce, dans le dans le respect du « cadre juridique en vigueur à l'époque ».

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