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Fermeture temporaire des commerces: les détaillants veulent éviter le pire

William Trudel, de Trudel Alliance
Photo d'archives, Stevens LeBlanc William Trudel, de Trudel Alliance

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Cette nouvelle fermeture temporaire des commerces non essentiels fait mal une fois de plus à l’industrie.

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Pour le Conseil canadien du commerce de détail, la fermeture des commerces non essentiels n’est évidemment pas une mesure facile pour les commerçants.  

«Nous comprenons la décision, mais nous allons travailler avec le gouvernement afin de permettre la réouverture le 12 avril, nous avons plusieurs solutions alternatives pour éviter les fermetures» a expliqué Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales. 

À Québec, la direction de Trudel Alliance a l’intention d’aider les locataires de ses centres commerciaux. 

«Nos locataires vont avoir notre support et notre collaboration. Pour nous, on parle facilement de 350 locataires commerciaux qui font fermer à Québec jeudi soir. Après un an, plusieurs sont à bout de souffle dans leurs liquidités. L’aide gouvernementale ne pourra pas prendre encore plusieurs semaines ou plusieurs mois», a notamment affirmé William Trudel, de Trudel Alliance, propriétaire de Fleur de Lys, Place des Quatre-Bourgeois et des Galeries Charlesbourg. 

Situation urgente

Résignés devant l’urgence de la situation, les détaillants du Québec ont l’intention de respecter les consignes de la Santé publique. Les heures d’ouverture seront modifiées afin de se plier au couvre-feu à 20h, mais les enjeux augmentent. 

«Il est clair que la situation doit se résorber rapidement et que le gouvernement ne peut pas courir le risque avec la venue des variants et la rapidité de l’éclosion. Une prolongation de cette 3e vague de fermeture pourrait être fatale», termine Jean-Guy Côté, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). 

Le CQCD encourage d’ailleurs fortement ses membres détaillants et leurs employés à aller se faire vacciner. 

– Avec la collaboration de Jean-François Racine