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Le Club Vinland: beau et inspirant

Le Club Vinland, un hommage aux enseignants qui va droit au cœur

Le Club Vinland
Photo courtoisie, Films Opale Sébastien Ricard incarne un frère enseignant charismatique et attachant dans Le Club Vinland.

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Même si son histoire est campée pendant la Grande Noirceur, il y a quelque chose de lumineux dans Le Club Vinland. Le nouveau film du réalisateur Benoît Pilon véhicule un message d’espoir qui fait du bien en ces temps difficiles. 

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Charlevoix, fin des années 1940. Émile (Arnaud Vachon), un garçon turbulent, est envoyé par sa mère (Émilie Bibeau) dans un collège religieux. Il intègre en milieu d’année la classe du frère Jean (Sébastien Ricard), un enseignant charismatique qui est très apprécié par ses élèves, mais qui dérange les supérieurs de sa congrégation à cause de ses idées progressistes. 

Afin de stimuler ses élèves et d’empêcher le décrochage d’Émile, le frère Jean convaincra sa classe d’embarquer dans un projet de fouilles archéologiques visant à retrouver des traces du passage d’une colonie viking (le Vinland) sur la côte du Saint-Laurent.

Coup de chapeau 

Avec Le Club Vinland, Benoît Pilon (Iqualuit, Ce qu’il faut pour vivre) a voulu tirer un coup de chapeau aux enseignants qui changent des vies en encourageant leurs élèves à s’épanouir. Même s’il est parfois souligné à gros traits, cet hommage aux profs inspirants va droit au cœur et prend un tout autre sens en cette année de pandémie où l’enseignement à distance a pris le dessus sur l’école en présentiel. 

En optant pour une mise en scène sobre, mais soignée, Pilon signe un drame de facture classique qui s’inscrit dans la lignée de plusieurs films du genre comme La société des poètes disparus, Les choristes et Cinéma Paradiso

Abonné jusqu’ici aux personnages torturés au cinéma, Sébastien Ricard livre une des performances les plus émouvantes de sa carrière dans la peau du bienveillant frère Jean. Tout en nuances, il a su incarner à la perfection cet enseignant visionnaire et attachant. 

Autour de lui, Benoît Pilon a réussi à réunir un groupe de jeunes acteurs convaincants qui apportent beaucoup de naturel et d’authenticité à l’ensemble. Mentions spéciales également à Rémy Girard, solide comme toujours, et à François Papineau, inquiétant dans le rôle du méchant de service, un frère qui semble exercer une emprise malsaine sur un jeune élève du collège. 

Reconstitution impeccable

Malgré un budget assez limité (environ 4 M$), Benoît Pilon a réussi à bâtir une reconstitution d’époque impeccable, magnifiée par les superbes paysages de Charlevoix. Certaines scènes d’hiver, dont celles d’un match de hockey sur une patinoire extérieure, apportent une belle touche de nostalgie à ce beau film qui mérite d’être vu sur grand écran. 

Le Club Vinland ★★★★  

  • Un film de Benoît Pilon 
  • Avec Sébastien Ricard, Arnaud Vachon, Rémy Girard, François Papineau et Émilie Bibeau. À l’affiche.