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Un couple d'entrepreneurs à la conquête d’un nouveau marché, même confinés

Le couple a fait passer sa compagnie à un autre niveau

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Jean-Philippe Côté, Goldie et Andrée-Ann Adam.

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Un jeune couple d’entrepreneurs de Québec s’est retrouvé confiné au début de la pandémie dans sa maison transformée en véritable entrepôt, pour les besoins de la compagnie. Avant d’étouffer, les deux complices ont décidé de s’installer dans un local commercial et de se lancer à la conquête du marché canadien, donnant ainsi de l’air à leur entreprise... et à leur couple. 

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La maison d’Andrée-Ann Adam et Jean-Philippe Côté avait des airs de hangar au début de la pandémie. Un peu partout, boîtes d’emballages et autres articles occupaient toute la place dans la résidence. Pour passer du salon à la cuisine, il fallait contourner une palette remplie d’objets. 

Les centaines de boîtes d’articles prenaient pratiquement tout l’espace dans le salon et la cuisine d’Andrée-Ann Adam et Jean-Philippe Côté. Le couple d’entrepreneurs a depuis déniché un local pour y travailler.
Photo courtoisie
Les centaines de boîtes d’articles prenaient pratiquement tout l’espace dans le salon et la cuisine d’Andrée-Ann Adam et Jean-Philippe Côté. Le couple d’entrepreneurs a depuis déniché un local pour y travailler.

La table de la cuisine devait être vidée et ramassée si le couple souhaitait partager un repas. Le rez-de-chaussée avait des allures de labyrinthe. « Durant une certaine période, on a fait des boîtes d’emballage dans le salon, devant la télé, jusqu’à ce qu’on ne voie plus la télé, se rappelle M. Côté. On commençait à étouffer à la maison ».  

Jean-Philippe et Andrey-Ann ont un heureux problème devant eux. Ils sont victimes du succès de leur entreprise, Animora, fondée en 2018. Le gel dentaire pour animaux qu’ils fabriquent est reconnu pour son efficacité et gagne en popularité. 

Rapidement, le travail devient la priorité numéro un dans la résidence des deux entrepreneurs, qui finissent par devenir « des partenaires d’affaires plutôt que des partenaires de vie ». Si les deux travailleurs sont comblés, le couple est mis de côté. « On est 24 heures sur 24 dans notre entreprise, pas juste dans notre maison. Ça a fait en sorte qu’on s’oubliait un peu comme couple », expose Jean-Philippe.  

« C’est vraiment dur de décrocher. On se parle juste de l’entreprise », ajoute Andrey-Ann. 

Du lever au coucher, il n’y en a que pour la compagnie, quel que soit le jour de la semaine. « Le soir, quand tu finis de travailler et que vas te coucher, tu penses tout le temps à la job. Nous, on n’avait plus de jours de la semaine. On est lundi, on est samedi, on est dimanche. On se levait le matin et on travaillait. Même la fin de semaine », renchérit Jean-Philippe.  

Double défi  

Après quelques semaines de ce rythme de vie, le déclic se fait. Il fallait donner un grand coup de barre.  

Première décision, trouver un local afin d’y déménager la compagnie. « Ça a permis de séparer les deux sphères [le travail et le couple] », précise Andrey-Ann, une amoureuse des animaux depuis l’enfance.  

« On aurait pu rester à la maison, continuer d’encaisser, et s’apitoyer sur notre sort. Mais on était quand même bien établis au Québec. On s’est dit qu’il fallait continuer à faire avancer l’entreprise », précise Jean-Philippe, qui a été élevé sur une ferme laitière.  

Avec un local pour l’entreprise et une nouvelle image de marque, Animora s’attaque ensuite au marché canadien. La signature d’un contrat à la fin du mois de novembre dernier avec un distributeur permet ensuite de propulser la compagnie à un tout autre niveau. « Ça nous met le vent dans les voiles et ça nous permet de penser qu’on va doubler notre chiffre d’affaires dans la prochaine année », anticipe Jean-Philippe.  

Un an après tout le chambardement causé par la pandémie, le couple regarde le chemin parcouru avec un grand sentiment de fierté. Surtout, il constate que la pandémie a agi comme un grand motivateur sur le plan professionnel. 

Deux leçons  

Deux leçons s’élèvent au-dessus de tout ce parcours, selon Jean-Philippe. La première est l’agilité. Sur le plan professionnel, il faut être capable de s’adapter à la situation, résume-t-il. 

Quant à la seconde leçon, nul doute que sa compagne Andrée-Ann acquiesce. 

« Il faut être capable de prendre du temps pour soi. Trouver du temps pour de beaux moments dans sa vie de couple ».

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