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La pandémie a changé leur vie: un chauffeur et sa passagère tombent en amour dans l'autobus

La pandémie et un coup de main du destin leur ont permis de trouver l’amour

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le parcours 802 de Québec, qui relie la station Belvédère au Terminus Beauport, a vu naître l’histoire d’amour entre Marcus Evans Parenteau et Mélissa Labadie durant la pandémie.

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Un autobus pris plus tôt que d’habitude, une pandémie qui oblige à se masquer et un petit coup de main du destin : ces trois ingrédients ont permis à un couple de naître l’automne dernier et d’affronter la morosité de la deuxième vague ensemble.  

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L’enseignante Mélissa Labadie est une habituée du parcours 802 du Réseau de transport de la capitale, à Québec.  

Le matin du 25 août, la professeure de 38 ans est partie plus tôt que d’habitude pour prendre son autobus. Et comme le hasard fait parfois bien les choses, l’imposant véhicule est conduit par Marcus Evans Parenteau, qui en est à sa première fois sur ce parcours.  

Quebec
Photo Stevens Leblanc

La femme n’aurait jamais pensé, en pleine pandémie, tomber en amour avec l’homme au volant de l’autobus. Encore moins en portant un masque.  

Tout passe par les yeux 

C’est pourtant grâce à ce couvre-visage qu’elle est tombée dans l’œil de Marcus. « Moi, c’est ses yeux que j’ai remarqués. Je te jure. [...] Tu sais quand tu regardes quelqu’un et tu as l’impression que ce sont ses yeux qui sourient. Malgré le masque, j’ai réussi à voir son sourire », confie Marcus, pendant que sa douce moitié laisse échapper un rire teinté de gêne.  

Ils se croisent ensuite dans l’autobus à d’autres occasions. « J’étais fébrile quand je voyais l’autobus arriver », confesse-t‐elle. Ils s’échangent quelques paroles lors de ces occasions avant de s’offrir un vrai premier rendez-vous.  

« L’amour, comme on le souhaite. Il n’y a rien eu de précipité. Chaque jour a fait son temps, chaque moment a fait son temps. Chaque entrée dans son autobus avait un petit quelque chose de plus que la veille », renchérit Marcus, 42 ans, né en Haïti, mais arrivé à Trois-Rivières à l’âge de deux ans.  

Prendre son temps 

Pour les amoureux, il ne fait pas de doute que cette pandémie a changé le cours de leur vie. D’ailleurs, les règles sanitaires ont forcé les tourtereaux à ne pas brusquer les choses. 

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

« Le fait qu’on soit en pandémie, ça a été positif dans mon cas, parce qu’on a pris le temps de se connaître. [...] S’il n’y avait pas eu de pandémie, je pense qu’on n’aurait pas eu cette distance-là au début, et les choses se seraient peut-être passées plus rapidement. Là, je trouve que ça a commencé sur de bonnes bases », résume Mélissa. 

Surtout, l’arrivée de Marcus dans la vie de Mélissa a permis de rendre plus agréable la pandémie. Les vendredis soir pesaient parfois lourd sur le moral, quand elle était seule à la maison.  

« Grâce à la pandémie, j’ai fait plein de ménage dans la vie. C’est comme si j’étais prête à le rencontrer. J’ai l’impression que d’être restée seule avec moi-même, dans les mois avant, m’a fait cheminer », avance Mélissa, reconnaissante de ce que sa douce moitié apporte à sa vie.  

« Au bon moment dans nos vies »

Le couple entrevoit l’avenir à deux avec beaucoup d’optimisme. Ils veulent continuer à apprendre à se connaître, à se découvrir.

Ils envisagent également de vivre éventuellement ensemble.

« On a tous une route qui nous est destinée. Le [parcours] 802 m’était destiné pour rencontrer Méli. On était au bon endroit, au bon moment dans nos vies pour se rencontrer. »,

Le rythme imposé par la pandémie leur a appris à ne rien précipiter et ils comptent bien poursuivre ainsi. Ça leur a bien servi jusqu’ici.  

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