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Le pouvoir de la musique

Comme une vague
Photo courtoisie, FILMS SÉVILLE L’auteur-compositeur-interprète montréalais Patrick Watson, dans une scène du film Comme une vague.

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Dans son documentaire Comme une vague, Marie-Julie Dallaire s’est attaquée à un sujet complexe et fascinant en tentant de comprendre pourquoi la musique exerce un pouvoir incroyable sur l’être humain. La réalisatrice a voyagé aux quatre coins du monde pour aller à la rencontre de musiciens, scientifiques et artistes pour qui la musique représente beaucoup plus qu’une simple forme d’expression artistique. 

La genèse du film remonte à la fin de 2014. La musique ayant toujours occupé une place importante dans sa vie, Marie-Julie Dallaire a eu l’idée de réaliser un film qui prendrait la forme d’un hommage cinématographique. Mais en commençant à fouiller le sujet avec sa coscénariste, Andrée Blais, le projet s’est quelque peu transformé.

« C’est devenu finalement un film sur l’immense pouvoir de la musique », indique Marie-Julie Dallaire en entrevue au Journal. « J’ai voulu qu’on prenne le temps de s’arrêter pour comprendre pourquoi la musique est si puissante. Qu’est-ce qui fait que c’est si vital ? [...] On consomme beaucoup de musique, partout sur la planète. Personne ne peut nier qu’elle a un pouvoir incroyable sur l’être humain. Mais on ne prend pas le temps de s’arrêter pour y penser. »

Et du temps, Marie-Julie Dallaire en a eu. Deux ans de recherche et d’écriture, puis deux autres années de tournage. 

Son film nous emmène notamment en Suède à la découverte du Dream Orchestra, qui accueille de jeunes réfugiés. 

Marie-Julie Dallaire est aussi allée à la rencontre de la musicothérapeute Tiana Malone (pour les bienfaits de la musique sur la santé) et de l’écologiste acoustique Gordon Hempton, qui lui a fait entendre les subtilités de la musique de la forêt et de l’océan. Plus près de chez nous, à Montréal, la cinéaste s’est intéressée aux parcours inspirants du violoniste de rue Ezra Azmon et de l’auteur-compositeur-interprète Patrick Watson.

« On ne pouvait pas faire un film sur l’universalité de la musique en restant à Montréal. On aurait pu le dire, mais on ne l’aurait pas senti. On l’a aussi abordé comme un film de cinéma et non comme un reportage. Tous nos choix d’intervenants et de lieux de tournage étaient liés à leur potentiel cinématographique. »

Un coup de pouce de Vallée

Pendant qu’elle peaufinait le montage de Comme une vague, il y a un an et demi, Marie-Julie Dallaire a eu l’idée de montrer son film à son bon ami et collègue Jean-Marc Vallée. Le réalisateur de C.R.A.Z.Y. et de Dallas Buyers Club a eu un coup de cœur si fort pour cette proposition cinématographique qu’il a proposé à Marie-Julie Dallaire de parrainer le projet en agissant à titre de producteur exécutif.

« En regardant son film, j’ai eu une réaction vraiment émotive, très forte, soulignait récemment Jean-Marc Vallée en entrevue au Journal. [...] J’ai pris le téléphone et je lui ai dit : qu’est-ce que tu viens de faire là ? C’est tellement spécial et unique comme proposition. Comment puis-je t’aider ? Il faut qu’on montre ce film-là partout à travers le monde. » 


Comme une vague, à l’affiche depuis hier.