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COVID-19: 9 M$ pour des activités festives impromptues à Québec cet été

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Régis Labeaume

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La Ville de Québec ne financera plus les activités virtuelles avec la venue des beaux jours, et se tourne vers les événements «festifs, adaptés et éclatés» qu’elle financera au coût de 9 M$ cet été.

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Après un an de pandémie, les gens n’ont plus le goût de passer leur soirée devant leur écran, constate le maire de Québec, Régis Labeaume. Il a annoncé mardi que la Ville de Québec ne financera plus les événements virtuels ni ceux qui favorisent les rassemblements ou qui font concurrence aux commerçants. «On veut réduire l’incertitude qui plane pour l’été», a indiqué la conseillère Alicia Despins. 

En contrepartie, la Ville se met en mode appel de projets et demande aux artistes de proposer des activités qui devront être acceptées au préalable par les autorités de santé publique. Elle le fera sous le thème «Québec animée, on se donne un air d'été». «On va ajuster nos investissements à la situation actuelle», a indiqué M. Labeaume, qui dit comprendre que certains promoteurs seront «déçus». La Ville doit rencontrer plusieurs d’entre eux au cours des prochains jours.

Ainsi, 9 M$ seront investis, soit 4 M$ pour les grands événements et 5 M$ dans quelque 500 activités, éparpillées partout sur le territoire. 

Petites prestations

Ce sera de petits événements, des prestations regroupant quelques personnes et qui surviendront de façon impromptue dans tous les quartiers de la ville. Ils ne seront pas annoncés d’avance, a souligné le maire, pour éviter les rassemblements. 

«Ce qu’on veut, c’est l’animation dans les rues, les quartiers, les parcs, partout en ville de façon très éclatée.»

La formule n’est pas «attachée», a convenu Régis Labeaume, mais «on va s’organiser en fonction de la couleur vers laquelle on évoluera. L’important, c’est qu’il y ait des artistes partout dans la ville et qui émerveillent les grands et les petits, et qui peuvent vivre de leur métier. Ils ont beaucoup souffert.»

Pour Karl-Emmanuel Picard, de l’Anti et de District 7 Production, la nouvelle formule rebrasse les cartes. Il a présenté une série de concerts en virtuel depuis le début de la pandémie. «Faut voir beaucoup de positif» dans le virtuel, a-t-il exprimé, tout en se réjouissant que les mesures mises en place puissent servir à payer les salaires de plusieurs techniciens et artisans pendant cette période difficile. Le maire s’est dit ouvert à financer même s’il y a une part de virtuel à un événement, tant qu’il fait travailler des artisans d’ici. «On regardera.»

Mauvais moment choisi

Le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, se questionnait sur le moment choisi pour cette annonce, dénonçant l’«incohérence», au moment où la région vient de retomber au rouge. «La Santé publique nous dit: “Restez chez vous”. Et le maire fait des annonces pour dire qu’il veut organiser 500 événements à travers la ville. [...] L’annonce aurait pu attendre que le ciel soit un peu plus bleu.»

M. Gosselin a par ailleurs noté que plusieurs personnes se sont rassemblées au parc Cartier-Brébeuf cette fin de semaine pour aller voir l'oeuvre d'art des lapins géants, une activité organisée par la Ville. «C'est important d’avoir un message cohérent.»

La conseillère Despins a répliqué que le «timing est excellent. Le milieu a besoin de savoir où la Ville s’en va. C'est un signal clair aux promoteurs parce que les gens ont besoin de savoir où ils s’en vont cet été. On leur donne l’heure juste.»

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