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Ligue Frontier: les équipes canadiennes pourraient débuter la saison aux États-Unis

Capitales, Aigles et Titans pourraient débuter la saison aux États-Unis dans la Ligue Frontier

Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante
Photo d'archives, Stevens Leblanc Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante

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Au terme d’une importante réunion des équipes de la Ligue Frontier en Floride, la balle est maintenant dans le camp des Capitales de Québec, des Aigles de Trois-Rivières et des Titans d’Ottawa. Le circuit indépendant vient de leur donner une semaine pour étudier l’option d’un calendrier modifié dans lequel les trois clubs canadiens joueraient tous leurs matchs en mai et juin aux États-Unis.

C’est le président des Capitales, Michel Laplante, qui a agi à titre de représentant des trois équipes à Orlando. Son principal objectif en allant sur place était que les clubs canadiens puissent bénéficier d’un sursis.  

La possibilité que les 13 formations américaines décident d’aller de l’avant sans elles cet été s’avérait bien réelle. Sur ce plan, c’est mission accomplie pour Laplante. 

«Ce n’est jamais évident d’aller demander un sursis à tes partenaires quand tu t’es engagé sur un calendrier il y a deux mois. La pilule est passée, même si c’est passé plutôt serré au départ», a-t-il confié lors d’un bref entretien entre deux points à l’ordre du jour. 

Au Canada en juillet?

Selon le scénario actuellement sur la table, Québec, Trois-Rivières et Ottawa ne débuteraient leur saison locale que le 1er juillet, comme l’avait laissé filtrer le week-end dernier le gérant des Titans d’Ottawa, Steve Brook. Bien entendu, pour ce faire, il faudrait à ce moment que la frontière entre le Canada et les États-Unis soit ouverte. 

«On a obtenu un break d’une semaine pour voir si cette solution est viable pour nous. Autant pour les Capitales que pour Trois-Rivières ou Ottawa, ça représente de grosses pertes financièrement. On va se parler et se demander: “Est-ce qu’on est prêts à s’embarquer là-dedans?”» 

«On espère que la frontière sera ouverte en juillet et qu’on pourra présenter plus de matchs locaux une fois rendus là», a expliqué Laplante. 

Si ce plan va de l’avant, les équipes canadiennes organiseraient même leur camp d’entraînement en sol américain à compter de la mi-mai. «La plupart des joueurs sont américains de toute façon et après avoir parlé à nos joueurs d’ici, tout ce qu’ils veulent, c’est de recommencer à jouer au baseball», assure le patron chez les Caps. 

Victoire malgré tout

La solution n’est évidemment pas idéale, mais dans le contexte sanitaire actuel, il était difficile d’obtenir mieux. 

«Ce n’est pas compliqué, il n’y en a pas d’autres solutions», n’a pu que constater Laplante, résigné. 

«On doit maintenant calculer tous les chiffres possibles et imaginables afin de statuer d’ici une semaine. La bonne nouvelle dans mon cas c’est que je dois me taper une quarantaine de 14 jours et que j’aurai pas mal de temps pour faire tout ça», a glissé l’homme de baseball, pince-sans-rire. 

Par-dessus tout, le déplacement aura permis à Laplante de mesurer la force des liens tissés avec les équipes de la Ligue Frontier. 

«La plus grosse victoire, c’est qu’après trois quarts d’heure de discussions, ils ont souligné que nous étions de très bons partenaires et que ça valait la peine de nous attendre un peu plus. La confiance est toujours là.» 

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