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Le décret pour le tramway de Québec a enfin été adopté

Ce document juridique était très attendu par la municipalité

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Illustration d’archives ville de québec

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Le très attendu décret gouvernemental, qui équivaudrait à un feu vert juridique formel au projet de tramway de Québec, a été adopté mercredi par le Conseil des ministres.

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Le Journal a obtenu la confirmation que la pièce législative a franchi l'étape attendue par la Ville de Québec et a reçu le sceau ministériel.

L’information avait été rapportée mercredi soir par Radio-Canada. Ni le gouvernement Legault ni la Ville de Québec n’ont voulu faire de commentaires. Jeudi, le cabinet de Régis Labeaume, a laissé savoir que le maire s'en tiendrait au silence pour la journée à ce sujet.

Dans cet épineux dossier, un accord de principe est intervenu le 17 mars entre Régis Labeaume et le premier ministre. Il avait ainsi été convenu que les deux extrémités du tramway se trouveront dans le secteur Le Gendre (à l’ouest) et dans celui D’Estimauville (à l’est) et que la desserte des banlieues sera chapeautée par le ministère des Transports.

Les utilités publiques

La semaine dernière, le maire de Québec, Régis Labeaume, a toutefois jeté un froid en rapportant que «quelque chose accroch[ait]» dans le dossier. 

Selon nos informations, les deux parties ne s’entendaient pas sur le partage précis des coûts de déplacement des utilités publiques souterraines, tels les réseaux d’Hydro-Québec ou de Bell. 

Comme la plate-forme du tramway est dite «fiabilisée», aucune de ces utilités ne doit se trouver en sous-sol. 

«Le déplacement des utilités coûte cher. Ce n’est pas loin de 300 millions $, nous a révélé une source proche du dossier. Ce n’était pas juste un problème technique ou administratif.»

L’adoption du décret gouvernemental laisse penser que ce énième écueil a finalement été surmonté au cours des derniers jours. 

Régis Labeaume a d’ailleurs récemment adopté un ton résolument plus optimiste tout en se disant soumis à un devoir de confidentialité.  

Un retard de quelques mois

Le décret gouvernemental, tant espéré par la municipalité, est une étape incontournable en vue du lancement de l’appel de propositions qui doit normalement se faire d’ici la fin avril, selon le calendrier de la Ville de Québec. 

Un appel d’offres doit suivre par la suite en 2022. La signature d’un contrat avec un des consortiums présélectionnés est fixée à juillet 2022, soit avec de trois à quatre mois de retard sur l’échéancier initial. 

Chaque année de retard dans l’échéancier du tramway équivaut à un coût supplémentaire de 100 millions $, a prévenu le vérificateur général de la Ville de Québec en février.

Nouveau coût

Dans sa forme initiale, le réseau structurant de transport en commun devait coûter 3,3 milliards $. À la suite des changements mis en place, le budget de la nouvelle mouture ne sera assurément plus le même. 

Le chiffre de 4,2 milliards $ circule depuis quelques semaines, mais il n’a pas été confirmé par les parties concernées. 

Il n’est par ailleurs pas exclu que le gouvernement du Québec demande une aide supplémentaire d’Ottawa pour la desserte des banlieues.

– Avec la collaboration de Stéphanie Martin

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