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Ayons l’audace d’instaurer un revenu de base

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Des hommes, des femmes et trop d’enfants sont actuellement coincés dans le cercle vicieux de la pauvreté. Garantir un revenu de base annuel de 17 000 $ par personne ferait chuter la pauvreté au Québec de 60 % selon un rapport du Directeur parlementaire du budget à Ottawa.

Un choix de société

Ce serait un excellent moyen d’aider directement près de 487 200 Québécois.e.s à vivre en meilleure santé et dans la dignité. Même si 17 000 $, ce n’est pas beaucoup pour joindre les deux bouts !

Ça soutiendrait des proches aidants autant que des gens qui ne sont pas en mesure de trouver un travail payant.  

Rappelons que le premier déterminant social de la santé est le revenu. Il influence notre alimentation, la qualité de notre logement et nos habitudes de vie. 

La pauvreté a aussi des impacts sur la santé mentale. Être incapable de répondre à ses besoins de base augmente le stress et affecte l’estime de soi. 

Si la pauvreté fait souffrir directement des millions de personnes, elle a aussi un coût social élevé. Un revenu de base pour tous permettrait de réduire les dépenses en santé, les coûts du décrochage scolaire, de l’itinérance, etc.

Sachant que les sociétés les plus égalitaires sont typiquement celles où l’indice de bonheur est le plus élevé, on y gagnerait tous. Même ceux qui en ont plus à partager.

Comment financer un tel programme ?

Selon le modèle proposé par le rapport du Directeur parlementaire du budget, instaurer un revenu de base coûterait approximativement 87 milliards de dollars annuellement.

C’est beaucoup d’argent. Mais pas tant, considérant les bénéfices et les économies qui pourraient être réalisés dans d’autres programmes. 

Certaines études démontrent même qu’à moyen terme, un revenu de base garanti pourrait être plus efficace pour réduire la pauvreté et plus économique pour les États que les mesures en place. 

Les périodes de grand bouleversement sont d’excellents moments pour expérimenter de nouvelles solutions. En aurons-nous l’audace en ces temps de COVID ?