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Chasseur de talents à l’étranger

DR Recrutement International constate une hausse de la demande des entreprises

Rachel Drouin avocat droit
Photo courtoisie, DR Recrutement International

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Alors que les postes vacants sont en hausse au Québec, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers des organisations expertes en recrutement à l’étranger pour combler leurs besoins en main-d’œuvre.

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C’est ce que constate DR Recrutement International, qui se spécialise dans le recrutement pour le secteur du transport et de l’industriel. Aujourd’hui, le téléphone sonne plus et les clients sont des PME et des multinationales.

« La demande est exponentielle », confirme au Journal la cofondatrice de la compagnie, Rachel Rhéaume, avocate de formation. Elle recrute, actuellement, par exemple, des soudeurs pour l’entreprise Hason.

« La pandémie n’a pas changé la demande. Elle l’a plutôt accrue », dit-elle. « J’aurais pensé que l’augmentation du taux de chômage aurait comblé un petit peu la pénurie de main-d’œuvre, mais non », poursuit-elle.

DR Recrutement International s’est donné comme objectif d’offrir « un service clef en main » à ses clients afin de dénicher les meilleurs talents. 

L’opération charme va même jusqu’à accompagner le travailleur étranger sélectionné et sa famille dans l’achat d’une propriété, la location d’une voiture ou l’inscription de ses enfants dans une école du Québec.

« On ne va pas juste placer un candidat dans une entreprise. On va intégrer une famille dans la société québécoise », note l’avocate. 

« On fait venir des travailleurs étrangers temporaires et on focusse pour transformer ce travailleur temporaire en permanent », ajoute-t-elle.

Mme Rhéaume était jusqu’en janvier dernier actionnaire dans la compagnie Transport St-Agapit. Depuis 2017, elle dit avoir dû relever d’importants défis de main-d’œuvre au sein de cette organisation. C’est pourquoi, aujourd’hui, elle pilote les stratégies d’immigration d’autres compagnies. 

Plus complexe

La femme d’affaires concède que la pandémie a compliqué les démarches de recrutement ces derniers mois. Les frais ont bondi pour les entreprises, notamment en raison de la quarantaine imposée aux travailleurs étrangers. Les entrevues d’embauche avec les candidats se font également en ligne. 

« C’est un casse-tête. [...] Il y a eu des défis importants. Par exemple, en raison de la COVID-19, dans certains pays, les centres de données biométriques ont fermé. Il a fallu faire transiter des candidats par d’autres pays pour les faire venir », raconte-t-elle.

Emplois de tous types

L’an dernier, le gouvernement Legault a également resserré l’accès au Programme d’expérience québécoise (PEQ).

Mme Rhéaume affirme avoir autant de demandes pour des employés spécialisés avec des salaires élevés que pour des emplois dont la rémunération est inférieure à 23 $. Elle souligne que l’Europe est un beau bassin de recrutement, tout comme l’Amérique latine.

L’un des autres défis importants avec le recrutement à l’étranger, selon la direction de DR Recrutement International, est de bien former le travailleur afin qu’il respecte les normes de sécurité du travail au Québec.

Selon le site Indeed, près de 71 000 emplois à temps plein sont présentement disponibles au Québec

LE RECRUTEMENT   

  • Plus dispendieux pour les entreprises en raison des mesures liées à pandémie, notamment avec l’imposition de la quarantaine  
  • Défis avec la fermeture des centres de données biométriques dans des pays  
  • Les travailleurs doivent parfois envoyer des vidéos pour faire valoir leurs compétences, notamment les soudeurs.  

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