/news/health
Navigation

Aucune entente pour l’Optilab 2.0

Coup d'oeil sur cet article

Contrairement à ce qu’a laissé entendre le ministre de la Santé, Christian Dubé, l’intégration des laboratoires de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) au projet Optilab est loin d’être clos.

Récemment, des médecins de ce fleuron de la Capitale-Nationale ont déploré de ne plus pouvoir mener eux-mêmes des tests médicaux, en raison du projet gouvernemental de centralisation des laboratoires Optilab.

En effet, même s’ils disposent de tout l’équipement, et sont beaucoup plus rapides et efficaces, ils se voient désormais interdits d’effectuer plusieurs tests, pour un prix pourtant identique et même souvent plus avantageux qu’Optilab.

« Vivre avec »

Questionné à la fin mars, le ministre de la Santé, Christian Dubé, avait fait savoir aux médecins insatisfaits qu’ils devraient « vivre avec » le processus centralisateur puisqu’une entente était déjà intervenue entre les différentes parties dans le dossier.

« Je le répète, s’il y a des médecins qui ne sont pas à l’aise avec la recommandation, ben il va falloir qu’on vive avec parce qu’on a trouvé un terrain d’entente qui était acceptable aux deux parties », avait-il dit, plus précisément.

Or, mercredi, la porte-parole de l’IUCPQ, Valérie Lefrançois, a indiqué qu’une autre rencontre devrait avoir lieu prochainement entre l’institution et le CHU de Québec afin de jeter les bases d’un « Optilab 2.0 ».

« L’entente, c’est qu’ils vont prendre le temps de regarder qu’est-ce que ça va être l’organisation, les besoins [...]. Ils veulent explorer comme il faut, la façon de fonctionner d’Optilab », a-t-elle expliqué sans préciser quand aurait lieu cette prochaine rencontre.

Perte d’autonomie

Cette déclaration confirme les propos du pathologiste de l’IUCPQ, Dr Philippe Joubert, selon qui aucun accord n’avait été conclu jusqu’ici. Ce dernier avait dénoncé la perte d’autonomie des spécialistes de l’IUPCQ, une institution reconnue mondialement, en raison de la centralisation causée par Optilab.

D’ailleurs, le ministre de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a indiqué qu’aucune entente écrite n’avait été signée par l’IUCPQ et le CHU de Québec, dont relève l’Institut, au sujet de son intégration dans le projet Optilab.

Selon nos informations, le Dr Pierre Bourgouin, médecin accompagnateur désigné par Québec pour faciliter la médiation entre le CHUQ et l’IUCPQ, a convoqué les deux parties à une rencontre qui devrait se tenir sous peu.