/news/coronavirus
Navigation

Le vaccin d’AstraZeneca boudé en Beauce

Malgré la flambée des cas de COVID-19 en Beauce, la populati
Photo Le Journal Le centre de vaccination de Saint-Georges de Beauce pourrait recevoir un plus grand volume de personnes.

Coup d'oeil sur cet article

Malgré la flambée des cas de COVID-19 en Beauce, la population boude le vaccin d’AstraZeneca puisque des centaines de doses n’ont pas trouvé preneur mercredi au centre de vaccination de Saint-Georges. 

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie

• À lire aussi: Ce qu'il faut savoir sur les effets secondaires des vaccins contre la COVID-19 autorisés au Canada

Dans la journée de mercredi, seulement 250 personnes se sont présentées sur place pour être vaccinées sur une capacité de 1200, en tenant compte des doses du vaccin d’AstraZeneca offertes dans le sans rendez-vous pour les 55 à 79 ans depuis jeudi dernier. 

Les vaccinateurs, qui se sont tourné les pouces par moments, auraient pu inoculer cinq fois plus de doses, selon la responsable du centre.

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« Les gens ont un peu peur du vaccin d’AstraZeneca. On le ressent chez nous. Pourtant, on pourrait vacciner plus. Pour l’instant, ce n’est pas des doses perdues. On va prolonger l’offre de rendez-vous et de sans rendez-vous au cours des prochains jours pour le vaccin d’AstraZeneca », a affirmé Cary Paquet, cheffe du centre de vaccination à Saint-Georges de Beauce.

Situation préoccupante

Pourtant, dit-elle, la situation épidémiologique dans la région est préoccupante avec 195 nouveaux cas dans la région de Chaudière-Appalaches, dont 393 cas actifs dans Beauce-Sartigan. 

« On trouve important que les gens puissent se faire vacciner le plus rapidement possible. On essaie de s’ajuster. On ne refuse personne qui veut se faire vacciner peu importe leur provenance », a ajouté Mme Paquet.

Alain Dumas, un citoyen de Saint-Côme-Linière, à la sortie du centre de vaccination où il a reçu mercredi sa première dose du vaccin d’AstraZeneca.
Photo Le Journal
Alain Dumas, un citoyen de Saint-Côme-Linière, à la sortie du centre de vaccination où il a reçu mercredi sa première dose du vaccin d’AstraZeneca.

Au terme de la journée de mercredi, il restait entre 700 et 800 doses d’AstraZeneca au centre de vaccination de Saint-Georges, qui seront écoulées au cours des prochains jours. Pour les autres vaccins, toutes les doses sont déjà planifiées.

« On reçoit les vaccins en fonction de notre carnet de rendez-vous », a-t-elle ajouté. 

En seconde vitesse 

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin, se désole qu’il n’y ait pas davantage de monde à la clinique de vaccination. « Il faut absolument décentraliser le pouvoir », dit-il. 

M. Morin souhaiterait pouvoir ouvrir la campagne de vaccination à la population générale pour éviter de perdre des doses.

« Il y en a du monde qui attend, mais qui n’a pas 55 ans. Il y a 1200 doses disponibles et il n’y a pas un chat. Je trouve ça triste. Probablement qu’ils attendent que la décision vienne du niveau national. “Ok, on va baisser”, mais pendant ce temps, ici, il n’y a personne. Ça devrait être un pouvoir local », affirme M. Morin.

Au ralenti ailleurs aussi

Ailleurs au Québec, des vaccinateurs se tournent les pouces dans des cliniques où de nombreuses plages horaires restent vacantes.

Un employé de l’un des centres de vaccination du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Ile-de-Montréal a accepté de témoigner sous le couvert de l’anonymat, par crainte de représailles.

Depuis plusieurs semaines, il sent qu’il est payé à ne rien faire. « Beaucoup d’entre nous sommes juste là à attendre pour huit heures. J’ai l’impression que ça pourrait aller beaucoup plus vite », se désole-t-il.

–Avec TVA Nouvelles et Le Journal de Montréal


Signe que l’heure est grave en Beauce, le ministre de la Santé, Christian Dubé, devrait se rendre sur place jeudi.

Le maire «psychologue» à la rescousse de ses citoyens  

Le maire de Saint-Georges, Claude Morin, trouve regrettable que les doses de vaccin ne trouvent pas preneur, alors qu’on enregistre une montée des cas de COVID-19.
Photo Le Journal
Le maire de Saint-Georges, Claude Morin, trouve regrettable que les doses de vaccin ne trouvent pas preneur, alors qu’on enregistre une montée des cas de COVID-19.

La pandémie est dure sur le moral de bien du monde, mais Claude Morin, que l’on surnomme « le maire psychologue », a toujours un bon mot pour encourager les citoyens de Saint-Georges de Beauce. 

« Je le dis ouvertement. Vous êtes seul dans votre maison. Vous voulez parler à quelqu’un. Vous êtes seul avec vos problèmes. Appelez à l’hôtel de ville. Tout le personnel a mon numéro », affirme le maire.

Tel que le ferait un bon ami, il lui arrive même d’aller marcher avec des citoyens déprimés pour les écouter et les diriger vers des organismes.  

« Il y a des semaines où c’est plus que d’autres, mais chaque semaine, j’ai des appels. Avec le beau temps, ça va se calmer un peu. Ce sont des gens qui voient tout en noir et qui sont rejetés, car même leur famille est fatiguée de les entendre. »

Lorsqu’il a été élu maire, M. Morin s’était donné comme mandat de rapprocher la Ville de ses citoyens. 

« On est là pour ça. Saint-Georges, c’est une petite ville où tout le monde se connaît. »

Ne pas lâcher

Selon lui, les citoyens ne doivent pas lâcher. 

« On perd des batailles ici et là, mais la guerre, on la contrôle encore », a dit l’ancien militaire. 

« Depuis le début je le dis. La solution est individuelle. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Malheureusement, il y a toujours un pourcentage de gens qui soit n’est pas au courant ou qui n’y croit pas du tout. Je respecte leur opinion, mais restez chez vous. »

« C’est important que les gens continuent à suivre les consignes et à éviter les rassemblements. »

Inquiétude

La hausse des cas dans la région l’inquiète. « Je n’aime pas ça. »

Pour seconder l’Hôtel-Dieu de Lévis, une unité pour les patients atteints de la COVID-19 est ouverte depuis lundi à l’hôpital de Saint-Georges, ce qui signifie du délestage des activités.

« Je connais du monde qui sont en attente pour des cancers. »

Samedi prochain, l’organisation Action Coordination tiendra une manifestation à Saint-Georges contre les mesures sanitaires. 

« Je dis aux gens : “vous n’êtes pas les bienvenus”. Je ne peux pas vous empêcher de venir, mais on ne veut pas les voir », lance-t-il. 

À VOIR AUSSI  

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres