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Mort de Jacques Lévesque: «Il y aurait eu congédiement», affirme l’ancienne copropriétaire du Manoir Liverpool

Mort de Jacques Lévesque: «Il y aurait eu congédiement», affirme l’ancienne copropriétaire du Manoir Liverpool
Photo d'archives

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L’ancienne copropriétaire du Manoir Liverpool affirme qu’elle aurait procédé à des congédiements si elle avait été mise au courant des circonstances entourant la mort de Jacques Lévesque, à la résidence pour aînés, le 26 avril 2020.

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Appelée à la barre des témoins au quatrième jour des audiences publiques de la coroner Géhane Kamel sur la mort de l’homme de 60 ans, l’ancienne copropriétaire du Manoir, Manon Belleau, a indiqué que ce n’est que neuf mois après le drame qu’elle a appris qu’il était mort étouffé.

« C’est sûr qu’il y aurait eu des sanctions pour certaines personnes et il y aurait eu congédiement pour d’autres, et il y aurait eu plainte à l’ordre », a-t-elle martelé.

En apprenant les tristes circonstances du décès de M. Lévesque par les policiers, Mme Belleau a affirmé avoir rappelé le protocole à suivre lors d’épisodes d’hypoglycémie à ses employés des résidences Villa des Etchemins et Villa Bellevue, dont elle est toujours copropriétaire.

Loi du silence

Plus tôt, l’ancienne coordonnatrice Sylvie Guyot-Gagné a détaillé plusieurs manquements qui étaient connus au sein de la résidence.

Elle a entre autres rapporté que lors de l’abolition de son poste, la direction lui a donné une prime de 10 000 $, en échange de son silence sur lesdits manquements survenus à la résidence.

L’ancienne employée a notamment fait part d’erreurs de médicaments, survenues à plusieurs reprises, de malpropreté et de propos racistes à l’endroit de travailleurs provenant d’agences de placement.

Mercredi, la coroner a affirmé que la mort de Jacques Lévesque était évitable, soulignant que les employés du Manoir Liverpool ont tardé à lui porter assistance alors qu’il s’étouffait.

Famille soulagée

La sœur de M. Lévesque, Isabelle Lévesque, s’est dite « soulagée » de la fin des audiences, lors desquelles elle a finalement obtenu « réponses à ses questions ».

« On sait maintenant ce qu’il s’est passé, nous n’avons plus de doutes », a-t-elle affirmé au Journal.

Les révélations faites cette semaine l’aideront, elle et sa famille, à faire leur deuil, a-t-elle ajouté. « On va pouvoir passer à autre chose », a-t-elle conclu.

Le prochain volet de l’enquête portera sur le CHSLD René-Lévesque de Longueuil, la semaine prochaine.