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Décès de Michel Louvain: «on l’avait, notre prince»

Quebec
Photo d'archives L’artiste en compagnie de Nicole Dupuis.

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Nicole Dupuis n’a pas été capable de fermer l’œil, dans la nuit de mercredi à jeudi, après avoir appris la mort de celui qui a été sa plus grande idole avant de devenir un ami de la famille, le chanteur Michel Louvain.

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Comme des dizaines de milliers d’admirateurs du défunt chanteur de charme, cette dame en bleu de Québec n’arrive pas à croire à son départ.

«Une amie m’a appelée, mercredi soir, pour me dire que Michel était parti, a-t-elle relaté d’une voix encore tremblante. Je ne lui ai pas parlé longtemps, je n’étais plus capable de dire un mot. Je ne peux pas vous expliquer ce que ça m’a fait.»

Avec son mari, Alain Beaupré, Mme Dupuis a reçu M. Louvain trois fois dans son appartement du quartier Vanier, transformé depuis quelques années en musée à la gloire de la vedette, et elle lui parlait régulièrement au téléphone, notamment dans le temps des Fêtes.

«Cette année, il a appelé le 22 décembre, et c’est la première fois qu’on se parlait aussi longtemps. Il m’a demandé des nouvelles de tout le monde.»

« Irremplaçable »

Pour Nicole Dupuis, Michel Louvain est irremplaçable. «Dans le documentaire Les dames en bleu [un film sur ses admiratrices, dont elle était un des personnages principaux], j’avais dit que je préférais mourir avant M. Louvain que de le voir partir», dit-elle en faisant un lien avec le décès, la semaine dernière, du prince Philippe.

«Je me dis que nous l’avions, notre prince, au Québec, c’était M. Louvain. J’ai toujours dit que c’était un prince. Il avait tellement une belle personnalité.»

En tant que réalisateur du documentaire Les dames en bleu, Claude Demers a été aux premières loges pour mesurer les liens étroits qui se sont tissés entre le chanteur et ses fans. 

«Bien sûr, il y avait les gens qui étaient sous son charme, mais il avait aussi un public d’intellectuels, qui n’était pas gagné d’avance. Comment il a rejoint ce public ? Je ne le sais pas. Il y a quelque chose dans son humanité et tout le monde connaît ses chansons.»

Le documentariste se souvient d’une soirée exceptionnelle lors de la première du film, au Festival du nouveau cinéma, en 2009. «Toute la soirée, lors du party, Michel était approché par des jeunes hommes et des jeunes femmes pour avoir un autographe. Le mythe Louvain se poursuivait, au-delà des générations.» 

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