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Rémunération versée au grand patron: les employés de SNC-Lavalin littéralement dégoûtés

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Des employés de SNC-Lavalin digèrent mal la rémunération de plus de 8 millions $ versée au grand patron de la multinationale en 2020, alors qu’ils ont dû sabrer 10 % dans leurs salaires durant trois mois, l’an dernier.

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« Je suis extrêmement dégoûté de voir que nos dirigeants se mettent autant d’argent dans les poches, alors qu’au début de la crise sanitaire, ils nous ont réduit nos salaires [...] tout en maintenant notre nombre d’heures », a indiqué un travailleur, préférant taire son nom pour éviter les représailles.  

Hier, Le Journal écrivait que le président et chef de la direction de la compagnie, Ian L. Edwards, avait empoché 8,02 M$ en 2020.  

Pour sa première année complète à la tête de la société, il s’agit d’une hausse de 14 % par rapport à son prédécesseur, Neil Bruce. Et le salaire de base de M. Edwards grimpera de nouveau en 2021. 

Si on additionne les salaires, les primes et les avantages des six plus hauts salariés chez SNC-Lavalin en 2020, la rémunération totale qui leur a été versée s’élève à 23,70 millions $.   

  • Écoutez la chronique de Gilles Proulx sur QUB radio:   

Baisses de salaires et licenciements

Afin de préserver ses liquidités, SNC-Lavalin dit avoir réduit le salaire de ses cadres supérieurs et membres de la haute direction de 20 %, et le salaire des membres du personnel de 10 % entre avril et juin derniers.

Des administrateurs ont également subi une baisse de 20 %. 

Un employé a notamment mentionné au Journal déplorer le fait de ne « pas avoir revu la couleur de cet argent, jugeant que cela représente plus de 70 heures de travail qui ne lui ont pas été payées ».  

  • Écoutez le journaliste économique Sylvain Larocque sur QUB radio:

Selon nos informations, peu après l’éclatement de la pandémie, en mars 2020, la direction de SNC-Lavalin a demandé à des centaines de ses cadres d’accepter volontairement une baisse de salaire de 20 % afin de faire en sorte que l’entreprise n’ait pas à procéder à des mises à pied. 

Constatant qu’il n’y avait pas suffisamment de « volontaires » pour cet effort salarial, SNC l’a par la suite imposé à tous ses cadres.  

Cela n’a pas empêché SNC-Lavalin de licencier, quelques semaines plus tard, environ 450 travailleurs de son secteur Aéroports en raison des graves répercussions de la crise sur l’industrie aérienne, a noté un ancien salarié. 

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