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Il voulait «éliminer» son ex-conjointe avec un champignon mortel

<b>Alexandre Bouffard-Carrier</b><br /><i>Accusé</i>
Photo courtoisie Alexandre Bouffard-Carrier
Accusé

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Un ancien combattant qui entretenait le désir de faire consommer un champignon mortel à son ancienne conjointe qu’il voulait aussi torturer fait face à une accusation de menace de mort, et le tribunal a refusé de le remettre en liberté.

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Le 15 février dernier, Alexandre Bouffard-Carrier, 36 ans, a invité une amie chez lui parce qu’il « avait des idées noires » et qu’il était « en dépression », a-t-il témoigné cette semaine dans le cadre de son enquête sur remise en liberté. 

Lorsque la dame est arrivée chez Bouffard-Carrier, ce dernier a rapidement exprimé sa frustration envers son ancienne conjointe de qui il est séparé depuis quatre ans et son envie de « l’éliminer » à l’aide d’un champignon mortel.

Propos enregistrés

« L’amie qui recueillait les confidences a eu l’idée d’enregistrer les propos de monsieur qui sont très explicites », a expliqué à la cour le poursuivant, Me Matthieu Rochette, avant de relater les propos tenus par l’homme.

Dans le cadre de ses confidences funestes, l’homme a mentionné qu’il allait moudre un champignon toxique, puis le dissimuler dans un thé qu’il ferait boire à son ancienne conjointe. 

« Ça va prendre 48 heures avant que ça fasse effet. Elle va avoir une diarrhée pis des vomissements intenses. Sept jours plus tard, les enfants vont être revenus chez nous et elle va fucking mourir », dit-il sur l’enregistrement saisi par les policiers. 

Des scénarios de tortures

Bouffard-Carrier a, par la suite, confié qu’il fantasmait sur des scénarios de tortures où il traitait son ex « comme une chienne ». 

« Une personne malsaine de même devrait être rabaissée au plus bas niveau et je n’aurai même pas honte, plus tard, de dire aux enfants : oui, c’est moi qui ai tué votre mère », a finalement ajouté l’homme.

Après avoir hésité, l’amie a choisi de dénoncer la situation aux policiers qui ont procédé à l’arrestation de Bouffard-Carrier, un individu sans antécédents judiciaires.

Ils ont également prévenu l’ancienne conjointe qui a déclaré « avoir très peur pour sa sécurité ». « Elle dit de son ancien conjoint qu’il s’agit d’un homme méfiant et isolé ayant des problèmes d’agressivité », a ajouté le poursuivant.  

En raison du « cocktail homicidaire » devant lequel il s’est retrouvé, le juge Christian Boulet a conclu que la Couronne s’était déchargée de son fardeau, et il a refusé de remettre l’homme en liberté.


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